Le défi

misslou
misslou

le 02/10/2017 à 16:57

Merci Neph, je choisis donc la première liste pour un jeu du défi spécial chevalerie !

Philippe de Nevers avait trouvé en Lagardère un ami vaillant, plein de courage et de ténacité. Ils croisaient souvent le fer dans la salle d'armes du château et comme preuve de son amitié, Philippe enseigna à son ami, sa fameuse "Botte de Nevers" .
- Regarde bien ! tu ne trouveras pas de parade, cette botte est infaillible ! Tu dois être face à ton adversaire, dit-il en prenant la posture, genoux légèrement fléchis, bras gauche en arrière, légèrement levé pour l'équilibrer, puis regarde, j'engage sur son côté et comme il doit pivoter pour riposter, j'esquive, me préparant à envoyer mon dernier coup d'épée ; pour cela je me place à nouveau comme ceci et à la fin de l'envoi, je touche !

Les histoires de Lagardère furent écrites par Paul Féval en 1857, un célèbre roman intitulé "Le Bossu" qui fut d'abord publié sous forme de feuilleton. Plus tard, il inspira un célèbre film avec le non moins célèbre comédien : Jean Marais, dans le rôle de Lagardère, mais bien des acteurs purent jouer la comédie grâce à ce personnage attachant, homme de cœur et homme d'honneur. Dans le paysage médiatique des années 60, la sortie du film fit grand bruit.

C'est en 1997 que Daniel Auteuil reprend le rôle, dans un somptueux film de capes et d'épées. On y retrouve les scènes d'escrime entre fines pointes et fines lames, le bal du Régent et sa mascarade sont également fort bien remis en scène. On reverra avec plaisir, le fameux duel en fin de film, duel sanglant entre Philippe de Gonzague et Lagardère où ce dernier prononce la mémorable tirade :
- "Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !"
L'issue sera fatale pour l'indigne Gonzague. L'honnêteté et la bravoure de Lagardère trouveront leur récompense, puisque la charmante Aurore de Nevers, qu'il a protégée tout le long de l'histoire, lui tombera dans les bras.C'est sur cette heureuse conclusion que le rideau descend.

Dans tous les récits de capes et d'épées, les sentiments sont, ou tout blancs, ou tout noirs, les serments sont toujours à la vie, à la mort, les vainqueurs sont toujours gens d'honneur et le spectateur s'y retrouve aisément. Même s'ils sont nombreux, ceux qui passent par le fil de l'épée, au moins ce n'est pas sans panache ! et on ne se lasse jamais des trépidants récits de chevalerie .

Un petit texte avec une référence à l'un des plus célèbres récits de capes et d'épée. Avis aux amateurs pour utiliser la seconde liste de mots proposée par Neph.... A vos stylos !
misslou
misslou
misslou

le 08/10/2017 à 19:27

Je reprends la deuxième liste de mots de Neph et en ce mois des récits de chevalerie, puisque j'ai cité "Le Bossu", cet ouvrage qui raconte les prouesses de Lagardère, il semble impossible de ne pas évoquer "Les Trois Mousquetaires", ce livre qu'Alexandre Dumas écrivit en 1844 et qui est, bien sûr, l'exemple parfait des récits de capes et d'épées.

D'Artagnan était au service d'Anne d'Autriche, Reine de France et à la demande du Roi Louis, treizième du nom, elle devait paraître au bal avec ses ferrets, son magnifique collier. C'est le perfide Richelieu qui avait conseillé le Roi. La Reine avait un faible pour le Duc de Buckingham et Richelieu savait qu'elle lui avait confié son collier.

- C'est un jour tragique. La Reine se sent prise au piège. Elle appelle d'Artagnan à son secours et lui demande de la rejoindre dans la petite chapelle. Tandis qu'elle lui explique son désarroi, des larmes dans les yeux, comme autant d'étoiles scintillantes, d'Artagnan contemple le visage de la Reine éplorée : la luminosité éclairant ce beau front, ces joues, traverse les vitraux, leur empruntant mille couleurs chatoyantes qui donnent au teint de la Reine, une aura indéfinissable.

Quand ils sortent de l'église, ils aperçoivent un instant, le velours pourpre d'une cape qui disparaît de l'autre côté de la place. Cette couleur, bien sûr, c'est la signature du Cardinal !
D'Artagnan rassure la Reine, Ce Richelieu n'aura pas le dernier mot ! Il l'a raccompagne dans ses appartements et lui promet de ramener son collier, de sauver son honneur et de sauvegarder son bonheur.

Aussitôt, il rassemble près des écuries, ses fidèles amis : Athos, Porthos et Aramis. Marchant de long en large, il raconte la détresse de la Reine et la terrible machination du Cardinal.
- Alors, que faisons-nous ? demande Athos toujours prêt à suivre d'Artagnan.
- Il nous faut partir tout de suite pour l'Angleterre.
- Tout de suite...allons ! Prenons un bon repas avant de chevaucher, la route sera longue !, suggère Porthos toujours soucieux de se remplir la panse.
- Je vais me procurer un carte, propose Aramis. Le temps nous est compté, si je comprends bien...
- C'est en effet comme une chasse au trésor, il faut être les plus rapides car Richelieu ne manquera pas de semer des embûches sur notre route. Allons déjeuner vite fait Porthos. Tu prépareras ensuite les chevaux, Athos et toi, Aramis rassemble quelques affaires, une carte, une lanterne, une bourse de cent écus ....
- ...et quelques victuailles !, dit Porthos, lui coupant la parole en riant.

Alors comme chaque fois, les quatre amis croisent leurs fines lames et se regardant droit dans les yeux, lancent leur célèbre devise :
" Un pour TOUS ! et TOUS pour un !" -

Ils affronteront maints dangers durant leur voyage. Ils subiront la malédiction de Milady de Winter qui s'acharnera à faire échouer leurs plans.
La fin de l'histoire vous la connaissez, la Reine pourra se montrer au bal avec son précieux collier, le Roi sera rassuré et le Cardinal pestera d'avoir perdu la partie !
Les trois Mousquetaires auront tant de succès que Dumas écrira une suite, une trilogie. Des pays de neige aux lointaines contrées arides, tout le monde connaît les pétillantes aventures de d'Artagnan, le fier gascon qui ne redoute rien et devant qui, tout obstacle fond comme neige au soleil !

J'ajoute une petite liste pour qui se laissera inspirer par un récit spécial capes et d'épées peut-être !

le fier étendard - une escorte de vingt chevaux - Au nom du Roi - la taverne - il tomba le nez dans la poussière - le brave homme l'écoutait - la route était longue - un corbeau se posa près de lui - le parchemin - la sueur sur son front - le troubadour
misslou
cloclo
cloclo

le 09/10/2017 à 11:50

Coucou! c'est moi j'avais une panne d'ordi
liste de mots concerné

Un jour - étoiles scintillantes- luminosité - église - pourpre - cardinal - "que faisons-nous ?" - trésor - carte - malédiction - histoire - contrées arides - fond comme neige au soleil -
Le cauchemar
Un jour, pas comme les autres Homère se réveilla au beau milieu de nul part .
Comment était-il arrivé là ?
Nul saurait le dire, même pas lui, Drôle de perspectives, pour un type qui hier se trouvait bien dans ses « baskets »
Homère n'avait peur de rien,
Malgré son mêtre80,ses 90 kilos et de surcroît judoka ceinture noire il était doux comme un agneau disait-on
Mais racontons ce qui lui arriva ce fameux jour :
En pleine nuit,Homère se mit à cauchemarder et dans son sommeil.
Deux hommes le sortirent de son lit,lui attachant les mains derrière le dos,le bâillonnant,l'empêchant de respirer,il ressentait tout ce qui lui arrivait, mais ne pouvait pas se réveiller.
Il voulait hurler ; mais aucun son ne sortait de ses lèvres bâillonner.
Les étoiles scintillantes de la nuit lui faisaient peur,lui qui avant d'aller se coucher les admiraient .IL les connaissaient bien, la grande ours,le chariot et surtout les étoiles filantes qui dévalaient le ciel au loin.Mais pourquoi qu'à ce moment précis, la grande ours ressemblait à une tête balafrée et le chariot se transformait en un gros quatre,quatre,et l,une des étoiles filantes ressemblait à un petit avion coucou qui filait en sens inverse des autres étoiles.
Il se retrouva bientôt allongé au milieu du désert, la tête balafré l'ayant balancé du cockpit de l'avion
L'avion repartit dans un vrombissement épouvantable en envoyant une dune de sable sur Homère,qui se mit à tousser ses poumons.Puis le silence revint.Homère se releva et inspecta tout autour de lui,il vit une luminosité au loin, celle-ci lui permit de ne pas trop s'égarer.Il arriva devant une église,une petite lumière éclairait le tabernacle.Dans le presbytère, une discussion très animée lui vint à ses oreilles,s'approchant plus près, Homère regardant précautionneusement dans entrebâillement des persiennes vis d'abord un manteau de couleur pourpre sur le dossier d,une chaise vide.Derrière la petite table,un homme était assis .Sur la table un restant de dîner traînait et des papiers étaient éparpillés çà et là.Un homme debout faisait les cent pas,habillé en cardinall une calotte sur la tête il bafouillait, puis tout à coup il dit, il cria presque ; alors que faisons-nous ?
-Monseigneur ! C'est une vrai machination.
- L'argent n'a pas d'odeur ,cher curé Boulet, et nous avons besoin de ce trésor,le diocèse est dans les difficultés, cette vieille femme n'a plus besoin de cet argent,elle est morte et cet Homère ne reviendra pas de sitôt, le balafré lui à fais son « affaire »
-Monseigneur …...
-Oh arrêté,curé boulet !Voyons cette carte !
-Monseigneur....
-Malédiction ? Boulet vous avez fini, que croyez-vous que fera ce gouvernement ? Tout ira à l'armement, et cela fera encore des morts, et vous les aurez sur votre conscience ! Je peut vous appuyer pour que vous passiez évêque,c'est quand même une bonne promotion pour vous, non ?
Homère écoutait abasourdi cette discussion. Derrière la fenêtre,il ne comprenait rien à toute cette histoire,ses parents étaient décédés depuis longtemps, et n'avaient aucune fortune.de qui s'agissait'il ?
Tout à coup la porte s'ouvrit brutalement,quelqu'un lui assena un grand coup de bâton sur la nuque,et Homère se retrouva allongé aux milieu des contrées arides.Mais que lui arrivait,il ?
Ce cauchemar n'en finissait pas.Tout était grotesque.
Homère mit longtemps à se réveiller et avec un mal de tête épouvantable.
Raconter son cauchemar lui était impossible cela était tellement invraisemblable
Son héritage avait fondu comme neige au soleil
Homère fut pris d'un fou rire qu'il mit du temps à arrêter.
misslou
misslou

le 09/10/2017 à 18:21

Coucou, contente de te retrouver, Cloclo, pour le jeu du défi, avec ton nouvel ordi !
Merci pour ton petit texte et merci de, peut-être, ajouter une liste de mots façon capes et d'épées.... ou pas, comme tu voudras ....
misslou
cloclo
cloclo

le 09/10/2017 à 18:59

Merci Missiou,
Voici ma liste de mots:
Chevalier - mousquet - fortune - intrigues -femme - chemins tortueux - misère - guets apens - une vie de bohème - puissant rival - zorro.
pas facile de trouver des mots pour un sujet précis.à toi de jouer maintenant
misslou
misslou

le 11/10/2017 à 19:35

Habia una vez... il était une fois..., sur la route qui va de Barcelone à Saragosse, un piteux chevalier qui allait à pied. Il avait vendu son cheval ainsi que son armure et il suivait sa route, sa besace au dos et son mousquet sur l'épaule. Il portait bottes trouées et cape rapiécée et n'avait pour fortune que quelques pistoles dans sa bourse lui permettant de dormir dans les auberges et de se payer un vrai repas, tous les deux ou trois jours.

Quand il arrivait dans un village, il s'installait sur la place ou sur les marches de l'église et prenant une pose de conteur, faisant maints gestes et saluts de son large chapeau, il commençait toujours de la même façon :

- Oyez ! oyez, braves gens ! Je m'en vais vous conter les intrigues de la Cour, les bals et les fêtes. Approche paysan, écoute et amène ta femme. Francisco Rodriguez de la Cuerda pour vous servir. Jolie Sénorita, je vous conterai les nouvelles danses et la mode de Madrid !

Peu à peu son petit public s'attroupait, la curiosité aidant. Les villageois aimaient à rêver en écoutant les récits de la vie des Rois et le chevalier-conteur repartait souvent avec quelques œufs frais ou une miche de pain en récompense de ses histoires. Alors il continuait sa route sur les chemins tortueux et marchait jusqu'au prochain village où il pourrait raconter à nouveau, manger à la taverne, se reposer et boire.
Non, ce n'était pas vraiment une vie de misère. Tant qu'il avait belle santé, le pied vaillant pour sillonner les campagnes, de Catalogne en Aragon, quelques visages aimables pour l'écouter et le récompenser de ses conteries, notre chevalier ne se plaignait pas de sa vie.
C'est qu'il avait vécu des temps bien plus difficiles, à se défier de ses ennemis, à déjouer leurs guet-apens, à livrer bataille pour défendre ses terres, à partir pour de long mois mener d'interminables guerres. Fini tout cela. Il aimait à présent cette vie de bohème. Artiste-conteur ! cette existence lui convenait fort bien. Il pouvait à l'occasion être bûcheron ou aider aux vendanges. Chaque journée apportait du nouveau et l'horizon était à lui.

Il ne regrettait pas les honneurs et les privilèges de la Chevalerie. Pour garder son rang et ses richesses, il fallait toujours affronter un puissant rival, survivre à quelques duels ou à quelque traîtrise d'une belle dame.
Non, non, la compagnie des villageois lui apportait des joies simples et de sincères rencontres. Sans avoir l'âme d'un Zorro, il lui arrivait d'aider un paysan qu'on voulait priver de sa terre ou une fille-mère rejetée par tous et abandonnée.
Il était Francisco Rodriguez de la Cuerda, chevalier errant au noble cœur, l'ami des petites gens.

J'ajoute une " pincée de mots" qui pourrait très bien servir pour une recette... et peut-être fantaisiste, pourquoi pas !

verser , remuer, battre, ajouter, dans un moule beurré, oublier, mélanger, souffler, recommencer, quelques amandes grillées, découper, déguster.
misslou
misslou
misslou

le 17/10/2017 à 18:13

Ma liste de douze mots ne convient à personne ? Qu'à cela ne tienne ! voici une autre liste , un petit cocktail qui vous inspirera peut-être :

champignon- casier- cartouche- journal- à la main- consciencieusement - brique- pluriel- une pluie de confettis !
misslou
misslou
misslou

le 04/11/2017 à 14:50

Un petit texte pour saluer le nouveau thème : "La Belle Epoque" mit en avant sur Ecrivons un livre. Mes amis du jeu du défi se faisant très très discrets !, je reprends donc mes propres mots ! et pourquoi pas ! pour ce petit texte :

champignon- casier - cartouche - journal - à la main - consciencieusement - brique - pluriel - une pluie de confettis -

Géraldine.

Vous avez dit Belle Epoque ?
Savez-vous ce que cela m'évoque ?
Ces toilettes un peu folles, ces robes froufroutantes sur deux ou trois épaisseurs de jupons, ces tailles enserrées dans d'étroits corsets, ces chapeaux extravagants décorés de rubans, de fleurs, de champignons, de fruits, d'oiseaux même et que sais-je encore ! Ces petites dames marchant à pas menus dans de fines bottines à boutons, petits pas de souris qui trottinent, cervelles sans envergure, petites jouvencelles si adorablement sottes.

Géraldine de Boismoutier était l'une de ces coquettes, soucieuse à l'extrême de son apparence. Elle portait, ce jour là, petite toque de fourrure, étole de renard sur une ample robe couleur d'automne réchauffée par une capeline mordorée. Les mains dans un fourreau assorti à sa toque, elle était chaussée de bottines à bouts fleuris, d'un cuir souple brun, fort jolies, mais peu commodes pour les chemins forestiers.. Elle accompagnait Gustave de Boismoutier qui, ce dimanche, participait à une partie de chasse dans le Parc de Vallancourt où l'on avait prévu dans des casiers, quelques grives et perdreaux, gibier facile pour chasseurs sans mérite.
Gustave arborait la tenue complète de l'élégant chasseur et, précédé de ses deux épagneuls, il portait son fusil sur l'épaule, sa gibecière au côté et ses cartouches à la ceinture.

Tandis qu'il menait ce simulacre de chasse, Géraldine, dans le petit pavillon réservé aux dames, avait sorti son journal de broderies et, tout en discutant avec les autres épouses des vaillants chasseurs, tirait l'aiguille et composait à la main un ravissant bouquet champêtre en comptant consciencieusement les points. Des écheveaux de soie s'éparpillaient sur sa robe couleur brique et ils tombèrent à ses pieds quand Gustave entra faisant grand bruit et brandissant victorieusement une perdrix, ce qui l'a fit sursauter au point de se piquer le doigt de son aiguille bien pointue.

- Ô Gustave ! Vous m'avez fait peur et tout cela pour une perdrix !
- Une ! Mais non ma chère, utilisez le pluriel, j'ai là, une perdrix et deux grives !
- La belle affaire, voyez ce que vous avez fait ! et Géraldine montra son carré de broderie maculé de tâches et comme couvert d'une pluie de confettis rouge sang.
- Ce n'est point le sang de mon gibier ma chère, mais le vôtre ! Ne vous en prenez qu'à vous même !
- Ô Gustave ! Innommable butor ! Cette fois vraiment vous exagérez, et ma robe aussi est tâchée et cela par votre faute ! Je vous le dis, c'est bien la dernière fois que je vous accompagne à Vallancourt !
misslou
misslou
misslou

le 04/11/2017 à 15:04

Avis à la compagnie ! je vous propose une petite liste de mots, espérant que vous nous offrirez un texte jeu du défi ou que vous me proposerez quelques nouveaux mots pour me permettre de rejouer sur le thème de La Belle Epoque ou sur un autre. Voici les mots ou groupes de mots :

parfum, quinze, une ribambelle d'enfants, terre de Sienne, un jardin à la française, trois châtaignes, la lame de son couteau, son complice, dans le village de Montchaudon, de belles couleurs vives.
misslou
DrMaboul
DrMaboul

le 20/11/2017 à 20:49

Je peux?
"La rêverie est la vapeur de la pensée" Victor Hugo
misslou
misslou

le 21/11/2017 à 11:49

Bien sûr. Bienvenue aux nouveaux auteurs et chacun peut participer au jeu du défi.
Nous attendons un petit texte avec les mots proposés et utilisés dans l'ordre. Allez, taillez bien vos crayons ! et à la fin du texte, il faut aussi, proposer
une autre liste de mots, à bientôt !
misslou
Écrivons un livre - La Team
Écrivons un livre - La Team
Modérateur

le 21/11/2017 à 16:44

Bienvenue sur nos pages DrMaboul ! Lancez-vous pour notre plus grand plaisir.
Écrivons un livre - La Team
misslou
misslou

le 10/12/2017 à 17:52

Un petit texte pour reprendre le thème de Noël, proposé en ce moment sur Ecrivons un livre et pour cela, j'ai utilisé les mots de Neph, la dernière liste qu'il nous avait proposé. J'espère que Neph voudra bien nous écrire un slam, peut-être, sur ce thème et que Cloclo et bien d'autres auteurs nous enverrons aussi leurs histoires.
Voici les mots, qui d'ailleurs, peuvent facilement s'adapter à Noël :
un jour-étoiles scintillantes-luminosité-église-pourpre-cardinal-que faisons-nous ?-trésor-carte-malédiction-histoire-contrées arides-fond comme neige au soleil.


Une nuit de Noël

Un jour où plutôt une nuit, la nuit où les étoiles scintillantes brillent davantage, une nuit de Noël, les habitants de Pont sur Loire ont assisté à une drôle de messe de minuit.

Il avait beaucoup neigé tout ce mois de décembre et sous le poids de la neige congelée, le toit de l'église du village s'était effondré. Chaque nuit la douce luminosité de la lune baignait la nef dont le sol se couvrait de feuilles, de brindilles et parfois encore, de flocons.
Le curé avait téléphoné aux autorités de l'Eglise, à l'évêque qui s'était déplacé. Lui-même en avait référé à son supérieur à la robe pourpre, le cardinal, mais ce dernier n'avait pas répondu et se désintéressait de Pont sur Loire, tandis qu'approchait la nuit de Noël.

- "Que faisons-nous?" demanda le curé à ses paroissiens, dans l'église à tous les vents et un peu vide. En effet, on avait poussé les bancs dans le coin encore abrité et on y avait mis les trésors : l'autel, le très beau crucifix et les statues aussi.
Mettre une si grande bâche et si haut, sur le toit, n'était pas chose aisée. Pour le 24 décembre, rien ne serait fait. Bien sûr on pouvait aller à l'église d'à côté, mais avec tout ce monde le soir de Noël, certains ne pourraient pas rentrer. Trois braves gars rassurèrent le curé et celui-ci leur donna carte blanche pour lever cette malédiction.

La messe de minuit eu lieu, comme chaque année, dans l'église de Pont sur Loire. Mais un peu différente quand même . En voici l'histoire :
Chacun était venu avec sa chaise et ils étaient tous serrés et rassemblés au milieu d'une bonne douzaine de radiateurs prêtés par tous les foyers.
Dans l'église où il faisait si froid ces derniers temps, il régnait une chaleur digne des contrées arides ! Une simple table pour l'autel, entourée de cierges et de chandelles.
Face aux éléments, envers et contre tout, la ferveur des gens se trouvait accrue et leurs chants montaient plus aisément vers le Ciel, par la grande brèche du toit éventré, où l'on voyait directement la voûte étoilée. Le vent qui parvenait par instant à entrer, faisait vaciller les flammes des cierges allumés et on voyait ceux placés près des radiateurs, fondre comme neige au soleil...

Voici la liste de mots que je propose :
cuillère- générations - fête - évidemment - en vers ou en prose ? - étonnement - un verre de vin - remerciements.
misslou
Neph
Neph

le 13/12/2017 à 17:59

Bonsoir à tous, voici mon slam avec un peu de retard, ma connexion internet a fait depuis quelques temps, quelques caprices. Misslou, je dois avouer que j'ai eu un peu plus de difficulté, à écrire ce slam, j'espère qu'il te plaira ainsi qu'aux autres lecteurs.

Un jour, le père Noël commençait a fatiguer,
De devoir préparer tous ces cadeaux à livrer.
Sous le ciel voûté, les étoiles scintillantes
Remplissaient le cœur des âmes vaillantes.

Plus personne ne se souciait de l'homme à barbe blanche,
Qui se faufilait au cœur d'une allée pas très franche.
La luminosité lui faisait souvent défaut,
Son ombre faisant peur, à n'importe quel badaud.

Tandis qu'à l'église, certains trouvaient un peu de réconfort,
Le vieux bougre donnait un peu de chaleur dans ce monde qui s'endort.
Et plutôt que de porter une robe pourpre, et un chapelet,
Lui, préfère son costume rouge et son sac de jouets.
(Et que monsieur monsieur le cardinal,
Ne doit n'y voir aucun mal...)

Puis, un jour, il venait de commettre une grande erreur,
"Que faisons-nous?" demanda t-il, le cœur rempli de peurs.
Il venait de perdre sa précieuse carte au trésor,
Cette carte qui commençait à devenir un mauvais sort.

La malédiction devra plus tard se poursuivre,
Mais cela sera une autre histoire. Car, après le givre,
Nul besoin des contrées arides, pour apporter un peu de chaleur,
Un petit sourire peut contribuer à donner un peu de bonheur.

Le père Noël n'a qu'un seul et unique traîneau,
Qui ne doit pas traîner, s'il veut faire sa tournée aussitôt.
Et, devant la joie des enfants, il fond comme neige au soleil,
Faire plaisir est sa plus belle et grande paye.

C'est ainsi que cette histoire prend fin,
Tous les cadeaux seront au pieds du sapin,
Lorsque les coups de minuit sonneront,
Les rires et les cadeaux s'échangeront.
Neph
misslou
misslou

le 14/12/2017 à 18:23

*****Après le "cadeau inattendu" du Calendrier de l'Avent, merci Neph de ce petit slam-cadeau qui nous fait bien plaisir ! Ce style te va à ravir et si le cardinal a peut-être eu un peu de mal à se caser, ces 7 strophes sont fort bien trouvées, le texte-défi est réussi !
Merci aussi de nous proposer une ou deux listes de mots pour de prochains défis. J'espère qu'il y aura d'autres textes de Neph sur Ecrivons un livre ces temps-ci, mais par avance je te souhaite un doux temps de Noël *****
misslou
Neph
Neph

le 18/12/2017 à 09:35

Merci Misslou, je te souhaite également de passer de bonnes fêtes, si je ne peux à nouveau écrire avant, car, en ce moment, le temps passe très vite et je n'ai que peu de temps à consacrer...

Voici une petite liste de mot, pour finir l'année en beauté ou la commencer de bon pied :


Les cloches sonnent - une parade - festival - nouveauté - masques - costumes- jamais vue - précision - feux d'artifice - finir en beauté -

Bonne fêtes à tous.
Neph
Dixi
Dixi

le 22/04/2018 à 17:32

Les cloches sonnent - une parade - festival - nouveauté - masques - costumes- jamais vue - précision - feux d'artifice - finir en beauté

- les cloches sonnent !
- Mais pourquoi donc ?
- C’est la fête des fous !! Vite, Madelon, il ne faut surtout pas louper la parade !
- Une parade ? Mais quelle parade ?
- Mais que tu es sotte, ce n’est pas Dieu possible ! Le festival des fous, as-tu déjà oublié ?

Madelon n’avait que 8 ans, et jamais personne n’avait voulu l’emmener à la fête des fous. C’était pour elle une nouveauté. Son père, homme aisé et de haut rang, trouvait cette fête inconvenante, même si les évêques se prêtaient au jeu, bien malgré eux. Mais c’était le seul moment où l’on permit au bas peuple de s’amuser. Sous leurs masques et costumes, ils se permettaient de manger des saucisses grillées dans Notre-Dame : du jamais vu !

Le Petit Pierre et Madelon avaient profité d’un moment d’inattention de la gouvernante pour se carapater par la porte de derrière. Pour sûr que ce serait leur fête à eux également lorsqu’ils reviendraient. Petite précision : le Petit Pierre était le fils de la cuisinière, il avait déjà treize années devant lui et 4 ans de souvenirs de la fête des fous.

Dans les rues, les gens riaient, dansaient et buvaient jusqu’à pu-soif. Mais déjà on s’installait sur les bords de la seine pour voir passer le convoi et à sa tête, celui qui avait été élu « le roi des fous ».

- Tu vas voir Madelon, le roi des fous c’est le plus hideux de tous, c’est pour cela d’ailleurs qu’il a été nommé roi.

Madelon était euphorique, jamais elle ne s’était autant amusée. L’après-midi était vite passé, et elle appréhendait le retour. Mais Petit Pierre l’a convaincu de rester, car ce soir, pour la première fois, on tirait un feu d’artifice. Cela valait bien toutes les réprimandes du monde !

Et pour finir en beauté, Petit Pierre déposa un baiser sur la joue de Madelon. Quelle journée extraordinaire ! Elle ne l’a jamais oubliée. Bien sûr, Petit Pierre fut fort puni, on congédia la cuisinière et jamais plus Madelon ne le revit. Qu’a-t-il pu devenir ? C’est la question qu’elle se posait chaque jour au début, puis, régulièrement, pour enfin ne revenir qu’à des moments de mélancolie. 10 ans ont passé, le Baron de Montfort, son père, venait de rendre son âme à Dieu ou au diable. Elle suivait le cercueil, conduit par deux chevaux. Elle n’avait pas trop de peine, elle se sentait même plutôt libérée. Elle avait écouté la messe, entendant qu’elle le révérait au paradis, mais elle n’en avait vraiment pas envie. On le remit dans la charrette pour le conduire dans sa dernière demeure. Pas de trou pour lui, mais un caveau, un bel ouvrage. Quatre porteurs, sur leurs larges épaules, durent s’encombrer de cette boîte un bref instant.

Ils sortirent, l’un après l’autre du caveau et Madelon reconnut Petit Pierre qui était devenu un homme fort et très beau. Madelon, eu un sourire en coin, ironie du sort. Quels adieux a-t-il pu lui faire ? Et tout lui revint, elle eut soudainement envie de faire la fête dans ce moment inopportun. Pierre lui sourit, elle lui retourna un regard pétillant. Mais il n’était pas l’heure à de belles retrouvailles, plus tard, peut-être espéra-t-elle silencieusement. Elle souhaitait son retour et ce que l’assemblée considéra comme un signe de tristesse absolu fut pour elle un moment de grâce. Elle était libérée d’un être dur et autoritaire et elle allait enfin pouvoir goûter à la liberté, cette liberté qui lui semblait palpable, car elle venait d’en retrouver les sensations. Quel merveilleux jour que celui-là.

Mots pour la prochaine histoire : soleil - la peau de l'ours - en forêt - il eut l'air bête - ça fait mal - ce n'est pas comme si - à cloche-pied - cueillir des fleurs - c'est pas de chance - sans opinion - se casser la - les grenouilles coassaient.
Dixi
misslou
misslou

le 25/04/2018 à 20:22

Coucou Dixi,
bravo pour " la fête des fous". J'aime bien la façon dont tu as placé tous les mots dans la première moitié du texte, puis pris ton temps pour le finir tranquillement !
Si ta liste de mots est à la disposition de chacun, je te propose une liste rien que pour toi, si tu veux bien écrire encore un texte défi, attention la liste n'est pas facile :
ribambelle, au-dessus, le parfum des lilas, d'un pas tranquille, ramassant tous les morceaux au sol, en un clin d'œil, velours, panier, doucement, raconter, le parfum des lilas.
misslou
Laura
Laura

le 06/10/2018 à 13:45

Je reprends la dernière liste de mots proposés pour un petit texte :

ribambelle- au-dessus, le parfum des lilas,d'un pas tranquille, ramassant tous les morceaux au sol, en un clin d'oeil, velours, panier, doucement, raconter, le parfum des lilas.

Gaël

Une ribambelle d'hirondelles traverse le ciel au-dessus de Bergerac.
Le printemps est de retour et Gaël sent son coeur se gonfler d'espoir pour des jours meilleurs. Retrouver le soleil, sortir dans les ruelles, zigzaguer autour des jardins, revoir fleurir les forsythias, respirer le parfum des lilas.
L'hiver est passé. Il va d'un pas tranquille vers un avenir plus serein. Il a envie de grand air et de liberté et se sent capble de marcher pendant des heures.. Il fait halte pourtant pour casser la croûte, sort son opinel de sa poche, tranche sa miche de bon pain et tartine les rillettes.

En bordure des champs, les corneilles ont vite fait de le repérer et ramassant tous les morceaux au sol, elles déjeunent avec lui de ce bon pain frais.
Il en vient quatre, cinq et Gaël n'est pas mécontent de leur compagnie. Pour se régaler d'un coulommiers fait à coeur, il recoupe une tranche de pain.
Mais les oiseaux sont à présent dix, quinze, bientôt vingt !
Alors il se lève et secoue le torchon où il gardait son gros pain enveloppé. En un clin d'oeil, le groupe des corneilles s'en va, fâché de cette inhospitalité. Seul un oiseau ne s'envole pas et l'observe d'un regard de velours. Gaël veut bien l'accepter et tous deux, en silence, finissent de déjeuner. Puis,
il range tout dans son panier et la bouteille aussi après avoir bu une longue gorgée.

L'oiseau s'est approché doucement et s'est perché dans la haie, en bordure du champ labouré, à hauteur du visage de Gaël, étonné. La corneille s'installe confortablement comme pour l'écouter, comme si l'oiseau appréciait sa présence. Alors Gaël, curieusement, se mit à raconter à ce confident silencieux, toutes les épreuves qu'il avait traversées durant ce dur hiver. Et l'oiseau penchant la tête semblait compatir.
Combien de temps a-t-il ainsi parlé ? Gaël ne saurait le dire. Mais cette drôle de confession à l'oiseau tout vêtu de noir, lui a fait un bien fou et de retour au village, plus que jamais, il rêvait du parfum des lilas et de cette nouvelle saison pour de nouveaux espoirs.

Voici la liste de dix mots pour le prochain récit. C'est mieux de les utiliser dans cet ordre selon la règle du jeu,
mais après tout, rien n'empêche de les employer dans l'ordre que l'on veut :

arbre, chat, soleil, inca, mystère, lampe, imagination, terre, prière, livre.
Karine
Karine

le 27/11/2018 à 21:29

Je reprends les 10 derniers mots proposés par Laura : arbre, chat, soleil, inca, mystère, lampe, imagination, terre, prière, livre.

Comme le vent souffle fort en cette fin de journée d'été ! Est-ce le mistral qui se lève ? Heureusement que j'ai reporté la plantation de cet arbre offert par ma voisine. Déjà que je n'ai pas vraiment la main verte, c'est pour vous dire, j'arrive même à faire mourir des plantes grasses ! Et ni suffisamment de force pour bêcher trop en profondeur et me briser le dos ! Je suis plutôt du genre à me prélasser à l'ombre des pins parasols comme mon chat, Fripouille.

Je verrai demain. Car, il ne faut pas que j'attende trop longtemps, sinon il va m'arriver la même mésaventure qu'avec mes plans de tomates cerises ! J'avais mis les racines dans un pot remplis d'eau mais je ne me suis pas méfiée. Le soleil a tourné et ils ont grillé ! Je n'ai jamais eu le plaisir d'en déguster une seule!

L'heure avance et les gargouillis de mon ventre me rappellent qu'il est temps de préparer le dîner. Je vais allumer la télévision, je me sentirai un peu mon seule. Tiens je vais regarder ou plutôt écouter l'émission que j'ai enregistrée sur la civilisation Inca. Cet empire me fascine et je rêve d'aller un jour escalader le Machu Picchu ! Bon, eh bien, mon enregistrement ne semble pas avoir fonctionné, la technologie est vraiment un mystère pour moi !

Voilà Fripouille qui pointe le bout de son museau, attiré par l'odeur des crevettes que je fais revenir avec un peu d'ail et de persil dans la poêle. Ah non ! Je ne veux pas que tu montes sur cette commode ! L'autre jour, ma lampe Lalique était à deux doigts de se briser sur les tomettes !

Je m'installe à présent confortablement dans mon fauteuil avec une grille de mots mêlés. Chaque soir, j'aime faire un peu travailler mes méninges car l'âge avançant, je me dois de garder le cap et rester à la page pour mes petits-enfants.

C'est étrange, j'ai l'impression d'avoir vu une ombre passée à l'angle à gauche près de la terrasse ... Décidément, j'ai beaucoup trop d'imagination ou plutôt je suis une vraie froussarde ! Mais non, je ne rêve pas ! Une petite forme noire est comme posée sur la terre .... je m'approche à pas de velours, un balai à la main tremblotante. Pffff ! C'est une souris ! Encore une blague de Fripouille !

Je rentre et je vais me coucher, lire un peu ou dessiner. Je serai plus tranquille et ne me ferai pas de mauvaises idées.

Je vais quand même mettre un écriteau sur la porte de ma chambre à coucher au cas où ma petite-fille rentrerait tôt et serait tentée de me raconter sa journée. Ce soir, je n'ai plus de patience. Je pense que ce message sera suffisamment explicite "prière de ne pas déranger je suis en train de finir l'illustration de la couverture de mon livre".

Je vous propose cette liste de dix mots pour le prochain défi :
Plage - courir - au fur et à mesure - le gratte-ciel - la piste de danse - intensément - vent - les couverts - la pomme de pin - sensiblement

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