Le défi

Laura
Laura

le 08/08/2019 à 16:28

Avec les mots d'archives du 9 août 2017, les 12 derniers mots : drôle d'oiseau, mille millions, bougie, 3 pattes, lait, roue, maillot, lapin, mettre les voiles, non ce n'était pas, une petite histoire, surnaturel.

Qui ne connait pas le Capitaine Haddock ? Le meilleur ami de Tintin, avec Milou bien sûr.
Ce drôle d'oiseau qui s'énerve sans cesse et qui crie toute une panoplie de jurons. C'est d'ailleurs, ce qui fait tout son charme :
- "Tonnerre de Brest ! Mille millions de sabords ! Ectoplasme ! Bachibouzouk ! Marin d'eau douce !"

En 1943, Hergé a écrit son onzième album, :" Le Secret de la Licorne", suivi du " Trésor de Rackham le Rouge". Que de péripéties ! Orage sur le château de Moulinsart: plus d'électricité, il faut sortir les bougies ... Bagarre entre Milou et le chat, roulé-boulé, Milou court sur trois pattes, le lait est renversé, le chat s'est envolé !
Mais voici, qu'arrive, sur les chapeaux de roue, le Professeur Séraphin Tournesol, en maillot de plongeur avec sa toute dernière invention, son petit sous-marin deux places.

Autant d'albums, autant de bonnes idées ! Alors que Nestor vient juste de servir une fricassée de lapin, le téléphone sonne !? Non, ce n'est pas la boucherie Sandoz, il y a urgence ! C'est Rastapopoulos qui a encore monté un plan crapuleux. Vite, toute l'équipe va mettre les voiles pour aider Tintin à résoudre une nouvelle enquête.

Non, ce n'était pas qu'une simple bande dessinée. Les histoires de Tintin ont un charme particuiler où les méchants ne sont jamais très méchants et où tout finit par s'arranger.
La Castafiore, les Dupont et Dupond sont des personnages attachants et c'est toujours un plaisir de relire une petite histoire, comme " l'oreille cassée" ou " l'île mystérieuse".
Hergé a même eut une inspiration d'avant-garde en imaginant en 1954, "On a marché sur la Lune", un album à part, avec une dose de surnaturel...



Voici les mots que je propose pour un nouveau jeu du défi :
Il était une fois, orange, ogre, chemin, trois biches, deux kangourous, rose et blanc, une pirouette, comme par magie, un grand soupir.
Laura
Laura

le 13/08/2019 à 11:46

Chers lecteurs et chers auteurs,
je fais une pause sur le "jeu du défi" mais sur la rubrique : " Les histoires du forum",
je reprends les aventures commencées l'été dernier au Khodjenkistan,
"EMBARQUEMENT IMMEDIAT" !
Karine
Karine

le 16/08/2019 à 15:43

Je reprends les dix derniers mots de Laura …

Il était une fois, dans les forêts de Sibérie, une famille modeste et pleine de ressources qui vivait dans une jolie cabane faite de bois et de tôles.

Ils se nourrissaient au gré des récoltes, de la chasse et de la pêche qui leur permettaient de toujours manger à leur faim et diversifier leurs repas.

Ils se rendaient au marché situé à dix kilomètres à pied une fois tous les quinze jours. Ce jour-là, ils revêtaient leur plus beaux habits et aimaient accrocher une fleur des bois orange à la boutonnière de leur chandail. Ils chantaient afin que le temps passe plus vite et aussi couvrir les bruits plus ou moins étranges de la forêt. Depuis que le chef du village voisin avait conté la légende de l’ogre au nez tordu, les enfants avaient peur de le croiser lors de leurs pérégrinations. Ils longeaient le chemin, évitaient les ronces et racines d’arbres, toujours l’arbalète en alerte. Ils croisaient des écureuils, des lapins, contemplaient des traces fraiches de sangliers, lorsqu’ils s’arrêtaient pour observer trois biches gracieuses qui passaient tranquillement. Ils rêvaient à d’autres terres, d’autres continents et les enfants couraient, sautaient comme deux kangourous.
Ils approchaient du marché car ils voyaient virevolter les fanions rose et blanc des étals, ils accéléreraient le pas et d’une pirouette se retrouvaient à destination. Ils erraient dans les allées, les yeux ronds d’étonnement, les papilles frémissantes devant toutes ces victuailles et à l’idée du festin qu’ils feraient avant de reprendre la route. Comme par magie, ils se retrouvaient un sucre d’orge à la main, qu'ils dégustaient doucement entrecoupés d' un grand soupir de satisfaction. Les jours de marchés restaient à jamais les plus bons moments de la semaine.

Je vous propose ces mots : légèrement, à pas de loup, danser, étudier, comme une image, paresser, cerise, bouteille, alterner, orage
Laura
Laura

le 21/08/2019 à 19:04

Coucou Karine, ça fait plaisir de te retrouver et de lire ton petit texte, plein de fraîcheur, et pas seulement parce que tu parles des forêts de Sibérie !
Merci pour tes 10 mots qui m'ont inspiré ces quelques lignes :


Le soir tombe sur la Bastille. Louis est légèrement ivre. Il se traîne Boulevard Richard Lenoir... pour regagner sa tanière de cartons sous le Pont d'Austerliz.
Louis c'est le clochard du quartier. Ses copains, compagnons de misère, squatteurs des rues, l'appellent "Louis Le Grand" en raison de sa taille mais aussi de sa prestance et de son allure, même sous ses guenilles mitées et dépareillées.
Louis avance péniblement et fait un arrêt sur le banc du boulevard car la tête lui tourne. Depuis l'aube, il trinque avec l'un : "C'est ma tournée !", "arrose ça" avec l'autre et après deux petits blancs, trois pastis et quelques bières, il a la tête à l'envers. Aussi ne remarque-t-il pas un maraudeur qui s'approche à pas de loup et d'un geste vif, lui pique son baluchon !
Louis hurle et se lève pour courir après le malfaiteur , "A-t-on idée de voler un clochard !", mais tout se met à danser, le boulevard tangue comme un navire et Louis, dans un soupir, est obligé de se rasseoir. Adieu mégots de récupération, adieu boîte d'allumettes, sa montre qui ne fonctionnait pas, son demi-miroir et son ticket de bus usagé. "Tout fout le camp !" se dit Louis entre deux hoquets, "le monde est un ramassis de brigands ! ".

Quand il a l'esprit moins embrumé, notre ami reprend sa marche hésitante et quelques pas plus loin, il remarque par terre, malgré la pénombre, un rectangle de papier. Il se penche pour l'étudier et en reste bouche bée. C'est bien dessiné comme une image, dans les tons bleutés. Il voit un pont, des étoiles, la carte de l'Europe et le chiffre "vingt" écrit en gros ! Pas de doute, c'est un bifton de vingt balles, se réjouit-il ! La rue est déserte et il a vite fait d'empocher son trésor.
Ce qu'il fit le lendemain, il en parle encore : il est allé paresser toute la journée sur les quais avec ses potes du quartier. Ils se sont empiffrés de tarte aux cerises, bien arrosée d'un petit muscadet bu à même le goulot des bouteilles.
Et les jours suivants, même fête ! Ils ont pu alterner pâtisseries, poulet de la rôtisserie et autres bonnes choses achetées à l'épicerie.

- ..."c'est peut-être ton voleur qui, dans sa fuite, a perdu ce billet de vingt euros ?"

Et Louis rigole. Il n'est pas perdant si l'histoire s'est passée comme ça !
Après un malheur, un coup de bol !
Après la pluie, le beau temps !
Après l'orage, le grand soleil !


Voici, selon la coutume, les mots pour un prochain jeu du défi : bazar, lanterne, envergure, nénuphar, avec prudence, inconfortablement, bêtement, absent, bazar, lanterne.
Laura
Laura

le 04/09/2019 à 17:44

Je reprends les mots de Karine (légèrement, à pas de loup...) pour un petit texte, sur la rentrée des classes, bien évidemment...

Lucille a sept ans, deux nattes et un grand sourire.
Son cartable tout neuf sur le dos, elle gambade sur le chemin de l'école. Dans sa tête des idées folles, des souvenirs de vacances, des morceaux d'histoires et de contes, des couplets et quelques refrains. Elle fredonne et légère, rejoint le groupe des élèves qui jouent dans la cour.
Lucille ne connait personne, mais elle chantonne.Elle habitait un petit village et vient d'emménager dans un appartement au troisième étage. Elle ne connait pas cette nouvelle ville, ni cette nouvelle école. Elle tourne sur elle-même légèrement et à pas de loup contourne le grand marronnier de la cour. Puis elle réapparait lumineuse et en trois pas gracieux, elle semble danser pour venir se mettre en rang avec les autres.
Le maître vient chercher les élèves. Lucille suit, à cloche-pied, saluant celui-ci au passage, souriant à celui-là. Elle se pose comme une plume à la place qu'on lui a désignée. Le maître parle d'efforts, de sérieux, d'écrire, de lire, de compter, d'étudier. Mais Lucille regarde les nuages par la fenêtre. Elle voit le haut du grand marronnier, imagine l'écureuil, rêve d'un oiseau perché.
En classe, Lucille est sage comme une image, mais elle n'écoute qu'un mot sur deux. Elle préfère rêver, paresser. Elle n'écoute pas la leçon et feuillette le nouveau livre qui vient d'être distribué.
Page 4 : les voyelles. Mais Lucille est attirée par l'hirondelle de la page 5, puis par les cerises de la page 8 et plus loin, par les dessins du hibou, du sapin et des dix petits poussins.
Le maître la rappelle à l'ordre et replace le livre ouvert à la page 4. Alors Lucille lance un regard attristé vers le grand marronnier, un regard mouillé de bouteille à la mer, un brin désespéré. Mais sur la branche, un pigeon vient de se poser ! et Lucille sourit, rit en silence, la joie à nouveau dans son coeur balance.
a, e, i, o, u , elle n'écoute déjà plus ! Elle imagine le voyage du pigeon, l'observe, s'envole avec lui loin de la leçon.

Lucille a sept ans, deux nattes et un grand sourire. Elle ne craint ni les devoirs, ni les cages, ni les prisons, ni les orages. Elle est sage comme une image et libre de s'envoler vers la liberté chaque fois qu'elle l'a décidé !

Voici quelques mots proposés pour le jeu du défi : bazar, lanterne, envergure, nénuphar, avec prudence, inconfortablement, bêtement, absent, bazar, lanterne. A vous de jouer !
Karine
Karine

le 11/10/2019 à 11:09

Je reprends les mots de Laura : bazar, lanterne, envergure, nénuphar, avec prudence, inconfortablement, bêtement, absent, bazar, lanterne.

Mais quel bazar ! Depuis combien de temps ne suis-je pas descendue dans cette cave ! On y voit rien ! En revanche, on respire à pleins poumons cette poussière qui ne cesse de me faire éternuer !
Je tâtonne, me prends les pieds dans un fil, manque de me faire assommer par un objet non identifié et ne trouve toujours pas l’interrupteur. Il y en avait pourtant bien un dans le passé ! Bon je n’ai plus qu’une chose à faire, remonter à l’appartement pour dégoter une lampe électrique, mais je ne suis pas certaine d’en posséder. Je devrais plutôt miser sur une lanterne qui éclaira bien mieux et que je pourrais poser quelque part.
Quelle idée j’ai eu d’occuper mon dimanche d’automne pluvieux au tri de ma cave. Je ne pensais pas que ce chantier serait d’une telle envergure !
Par où commencer … Je vais dans un premier temps m’attaquer aux différentes choses que j’ai entassées au fil du temps sans les ranger dans des cartons. Oh ! l’ours en peluche défraichit de mon neveu Raoul, j’avais oublié combien il était moche ! On en garde des ruines, je vous jure ! Et ce nénuphar en céramique que j’ai reçu d’une grand-tante à un Noel, elle m’a pris pour une grenouille ou quoi !
Je vais essayer d’attraper avec prudence cette caisse toute en haut de la pile qui est prêt à basculer. Espérons que ne s’y trouve pas de la vaisselle !
Je me retrouve assise inconfortablement à même le sol à regarder bêtement ces vieilles boîtes de conserves vides … Allez savoir pourquoi je les ai gardées !

Je perçois des bruits et je tends l’oreille d’un air absent. Puis soudain j’entends à quelques pas de moi : « mais quel bazar ! Heureusement que j’ai pris ma lanterne car j’en ai pour la journée !

A mon tour de vous proposez ces quelques mots : les tropiques, pimenté, sur un air de salsa, vague, indescriptible, haut les cœurs, étudier, nature, sauce chien, fin.

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