Challenge d'écriture

Ecrivons un livre
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Modérateur

le 31/05/2019 à 20:48

Challenge d'écriture


Bonjour,

Bienvenue sur la page de notre quatrième jeu-concours du forum sur le thème de l’art et des manières.

Si vous souhaitez participer au challenge, vous devez déposer ici (Dans le cadre [Message] de "répondre à ce message" votre écrit de moins de 200 lignes avant le 19 juin 2019 à 23h59. (la date a été décalée d'une semaine).

(Règlement du jeu : http://www.ecrivonsunlivre.com/medias/files/reglement-du-jeu-l-art-et-les-manieres-juin-2019-avenant.pdf)

Les histoires seront ensuite soumises aux votes des autres membres du site du vendredi 20 juin à 12h au dimanche 30 juin à 12h.

A l’issue du vote, les trois premières histoires du classement seront mises en avant sur le site durant 2 mois.

L’auteur de la première histoire du classement gagnera le roman « Le Malleus – Les sorcières de Sarry » dédicacé par l’auteur accompagné du marque page du roman ainsi que la bande dessinée « La conscience de Thomas Edison » dédicacée par l’auteur et le marque page de la bande dessinée, et quatre autres marques pages.

Le Malleus - Les sorcières de Sarry
La conscience de Thomas Edison

Marque-pages


Les auteurs de la seconde et troisième histoire du classement gagneront quatre marque-pages et une lampe de lecture.

Lampe de lecture
Marque-pages


À vos histoires !

La team de "Écrivons un livre"
Ecrivons un livre - Marie-Laure de la Team - www.marielaurekonig.fr
misslou
misslou

le 12/06/2019 à 14:29

Chemin faisant....

A Auvers-sur-Oise, j'ai suivi le Chemin des Peintres qui retrace le parcours des Impressionnistes et aussi celui de Vincent Van Gogh, bien sûr.
Ce dernier disait qu'avec son barda sur le dos, chevalet et boîte de peintures, il avait sillonné toute la région et parcouru tant de kilomètres, qu'il avait davantage "peint avec ses pieds qu'avec ses mains" ! Il peignait "sur le motif" comme on dit, au milieu des champs ou devant l'église, c'était sa manière à lui.
Vincent si plein de doutes et l'esprit torturé, mettait toute son âme dans ses tableaux aussi mouvementés et troublés que lui. Cette manière de faire danser les paysages, de faire tournoyer les ciels tourmentés n'appartient qu'à lui.

Si Vincent a traîné ses galoches le long des sentiers du Val d'Oise, c'est sur les chemins de la Drôme qu'un autre personnage, le Facteur Cheval, traversait tout le canton pour faire sa tournée et pour servir un autre art, celui de l'imaginaire et de l'architecture.
Ferdinand Cheval, simple facteur, s'inspirait des cartes postales venues de pays lointains pour construire, jour après jour, à Hauterives, dans son jardin, le plus fantasque des palais : le Palais Idéal. Des kilos et des kilos de petits cailloux, de galets, des milliers de menus morceaux de pierre, de brique, des petits éclats de porcelaine, des coquillages récoltés dans sa sacoche, lors de ses tournées, tout cela s'assemble en parois sculptées et incrustées, en escaliers décorés et gravés de citations, en terrasses ombragées d'arbres exotiques naïvement façonnés. Ce Palais Idéal, travail de fourmi de toute une vie, expression si particulière et unique d'un seul homme est une ode au rêve et à la fantaisie.

Naïfs aussi sont les tableaux du Douanier Rousseau. Il n'avait jamais fréquenté les écoles de peinture et pourtant il savait si bien peindre, à sa manière.
Ami de Picasso, il lui demandait sans cesse des conseils et des techniques. Et Picasso l'encourageait, lui disant de ne surtout rien changer, car il adorait cette façon si particulière qu'avait d'Henri Rousseau de peindre un tigre, un drapeau, une calèche et son cheval, une dame et son chapeau et son mari à côté si simplement représentés, mais néanmoins chargés de tant d'âme et de sincérité.

Claude Monet, s'il a apporté beaucoup à la peinture et entre autres, cette ouverture, pour aller peindre dans la nature, grâce aussi aux couleurs plus faciles à transporter, le tube de peinture était inventé, a cultivé en parallèle des oeuvres magiques que l'on connait, une manière de peindre bien à lui : l'art des séries. Il lui arrivait d'aligner trois chevalets dans un champ et de commencer à peindre une meule de foin sous le soleil du début d'après-midi. Il maniait promptement le pinceau et quand la lumière baissait, vite il passait à la deuxième toile peignant le même sujet que l'on retrouve aussi sur la troisième toile, avec cette fois la lumière ocrée et les contrastes du soleil couchant. Une vraie course-poursuite avec la lumière et le soleil !
On lui doit également la magnifique série des "Cathédrales de Rouen", toujours la même et chaque fois si différente. Tout comme les multiples nymphéas de Giverny, à la fin de sa longue vie, pendant laquelle il a produit beaucoup de toiles et beaucoup d'enfants !

Quand Valentine et Alix, comme bien d'autres gamins, font de la peinture, elles s'expriment avec leurs petits moyens. Aujourd'hui, c'est "peinture à l'éponge", avec un petit carré d'éponge de trois centimètres de côté. Sur la grande feuille de Valentine, les carrés seront tous bien alignés, même si on lui suggère un peu de désordre et de fantaisie. Chez sa soeur, par contre, c'est l'exubérance ! Profusion de carrés tournés en tous sens, mais aussi "peinture à doigts" et il y a même là, au milieu, une empreinte de main !

Car, et c'est là notre conclusion, chaque artiste a "sa patte", sa signature, sa manière bien à lui, qui fait son style reconnaissable entre mille ! Chaque oeuvre est le reflet de ce que l'artiste pense, de ce qu'il aime et ce qu'il est. Et toutes ces "manières" font une telle diversité ! De quoi nous enchanter !
misslou
Ecrivons un livre
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Modérateur

le 12/06/2019 à 20:55

Merci beaucoup Misslou pour votre participation et pour ce joli cours d'histoire de l'art.
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