Une aventure de Louise d'Escogriffe - ch 12

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Chers membres de Écrivons un livre,

Le manuscrit qui a été sélectionné est le numéro 2. 

Voici quelques remarques des sélectionneurs :

Bravo aux auteurs ! Les écrits sont d'exception ! Merci

Choix difficile car les 2 manuscrits font avancer l'enquête. L'auteur (du manuscrit n°2) reprend un bref historique de l'histoire, ce qui une riche idée !

Auteurs : vous avez jusqu'au 31 octobre pour nous retourner vos manuscrits, peut-être que Halloween vous inspirera...

Résumé du chapitre précédent

Louise va chez Octave Blanchard, et le peintre lui apprend qu’un homme louche au nez incurvé comme un rapace rôde dans les parages depuis qu’elle pose comme modèle. Elle se demande s’il y a un lien avec le décès de madame Dubreuil.

En poursuivant le chat Édouard en fuite, Lucien arrive jusqu’aux halles de Paris, où il entend une discussion sur un projet d’incendie de journal. Il pense qu’il s’agit de la Gazette de France et il va voir la voyante du côté de Notre-Dame. Elle ne lui apprend rien.

À l’hippodrome de Longchamp, Alphonse Carmet alias « le Rapace » fait un pari important sur une jument mal cotée. Malgré une péripétie, c’est bien le cheval sur lequel « le Rapace » a misé qui gagne la course.

Lucien a rassemblé d’autres livreurs de journaux afin de surveiller à tour de rôle la Gazette de France. À lui la charge de récupérer la clef de Louise pour accéder au téléphone et de prévenir le commissaire Lebrun de faire intervenir la police en cas de tentative d’incendie.

Le même soir, Louise et Théophile répètent pour le concours de valse, avec la mise en scène proposée par le commissaire d’arriver comme un couple fâché. Comme unique spectateur, Lucien attend le moment opportun pour déballer l’affaire de l’incendie.

Tandis que « le Rapace va à l’académie de billard, « Palatino » l’invite à monter dans sa voiture et lui demande où en est l’élimination des témoins de leur étrange affaire. « Le Rapace » explique à son patron que tout est en cours de résolution, hormis Louise et Théophile qui fouinent. « Palatino » demande au « Rapace » d’être prêt à intervenir.

 

Chapitre 12

« Allons ! Allons ! Tout le monde est prêt ? Prenez place dans le rang... Mesdames, Messieurs... Allons ! Comme à la répétition, s'il vous plait... »

En effet, l'entrée dans la vaste salle de la mairie du 1er arrondissement avait été soigneusement préparée et le cortège des douze couples de danseurs s'avança en bon ordre, sous les applaudissements du public et du jury. Ce dernier, deux femmes et un homme plus âgé, avait pris place à une table toute drapée de tissu brillant rose pâle. Le parquet de bois clair aux reflets satinés, la lumière veloutée tombant des lustres semblant avoir des origines vénitiennes, tout concourrait à l'ambiance raffinée de cette soirée. Les spectateurs, installés sur les fauteuils qui devaient être ceux de la salle des mariages, admiraient surtout les danseurs viennois mais Hortense, la concierge du 24 et quelques demoiselles du 6ème étage n'avaient d'yeux que pour Louise, tout en bleu, au bras de Théophile.

Ce dernier guida sa partenaire à leur place et tandis que s'accordaient les instruments du petit orchestre et que se faisaient attendre les premiers accords de la célèbre valse, Théo murmura à l'oreille de sa cavalière :

« Détendez-vous Louise ! Nous sommes devant un jury... nous ne risquons aucune condamnation, comme aux Assises ! »

Elle eut à peine le temps de sourire que déjà, elle sentit qu'elle s'envolait, dans l'élan qui fit tourbillonner en corolle, ses jupons et sa robe d'azur. Un, deux, trois, un, deux, trois, le rythme était pris et tous deux, ils avaient belle allure.

Si au final, Vienne prit la première médaille, Paris fut malgré tout à l'honneur, car Louise et Théo se retrouvèrent second ex aquo avec un couple du quinzième arrondissement, une très jolie danseuse avec une robe magnifique qu'on aurait cru confectionnée en véritable pure soie blanche.

Des coupes de champagne, des rires, ce moment éclatant resterait dans la mémoire de Louise et aussi, ce regard content et si brillant que Théo avait posé sur elle, lors de la remise des prix. Quelle soirée parfaite et magique ! Elle continua dans la loge, chacun y allait de son commentaire et Edouard, fatigué d'entendre parler fort, alla se réfugier dans la chambre de Louise.

Le lendemain, il fallut bien revenir à la réalité et se retrouver les pieds sur terre. Théo avait donné rendez-vous à M. Dubreuil, pour le confronter à un test important pour la suite de l'enquête. Parmi toutes les fiches avec les portraits des criminels répertoriés par la Police, Antoine Dubreuil pourrait-il identifier l'homme qu'il avait vu à l'hippodrome de Longchamp ? Celui qui échangeait une liasse de billets avec Carmet après la victoire étonnante d'une jeune jument peu remarquée par l'ensemble des parieurs ? Avec qui le Rapace était -il de mèche sur le champ de courses ? Théo avait bien une petite idée, Dubreuil la confirmerait-il ?

***

Louise chantonnait. Inutile de préciser qu'elle fredonnait un air de valse. Elle allait de sa chambre à la table, en tournant sur elle-même, revenait se servir du café, en arrondissant les bras comme si son danseur préféré était là. Hortense s'amusait à l'éviter dans l'espace restreint de la loge et souriait en repensant au concours. D'ailleurs, la petite statuette trônait sur le buffet, rappelant cette soirée exquise.

Malgré tout, Louise fut bientôt prête. Elle voulait passer rue Jean-Jacques Rousseau, car elle avait promis à ses collègues dont M. Paul et Eugène, de ne pas les faire languir jusqu'au soir, pour savoir l'issue du concours de valse. Elle fut toute surprise de trouver un jeune vendeur de journaux en faction devant le 44.

- Tu ne fais pas ta tournée comme les autres, ce matin ?

- Non, Mademoiselle Louise, je fais le guet.

- Le guet ? Le journal va-t-il être assiégé ?

- Vous aussi, vous vous moquez …dit le jeune garçon, la mine désolée, baissant le nez vers le trottoir, dans un petit soupir de désespoir.

Louise s'excusa et ils s'assirent sur les marches, car elle l'encouragea à lui raconter de quel danger, la Gazette était menacée....

Il raconta alors la conversation entendue par Lulu, rue du Coq Héron, les essais pour prévenir la Police par téléphone, les réticences des uns, les moqueries des autres...Alors que Lulu et la bande des jeunes vendeurs surveillaient les locaux et tentaient d'alarmer les autorités, personne ne les prenait au sérieux.

- Lulu voulait prévenir Lebrun. Mais il était nulle part, hier soir !

- C'est qu'il y avait le concours de danse. Lulu a dû oublier que c'était hier.

- De toute façon, on continue de veiller et de surveiller les allées et venues. C'est Lulu qui a prit ma pile de journaux. Avec les autres, ils feront la vente. Faudrait pas que le journal, il brûle ! Ce serait un drame terrible ! Et aussi, on aurait plus de boulot !

- Ne t'en fais pas ! Je vais en parler au Commissaire Lebrun. Qu'a entendu Lulu, au juste ? Et le gamin, tout revigoré, se mit à raconter....

***

  Ne vous découragez pas Monsieur Dubreuil. La Police fait son travail et celui qui a lâchement frappé votre femme sera découvert et jugé comme il se doit.

- Voilà plus d'un mois que je l'espère...

- Mais il ne faut plus mener d'enquête par vous-même... ça aurait pu très mal finir à Compiègne ! Il faut que vous arrêtiez de fréquenter tous les champs de courses !

Théo sermonnait le vieil homme, fermement mais avec douceur, comme s'il grondait un enfant. Il ouvrit un grand classeur et poursuivit :

- Puisque vous avez pu voir Carmet et son complice à Longchamp, voyons si ces visages vous évoquent quelque chose...

Monsieur Dubreuil réagit à la photo de Carmet, ce nez de rapace est si facilement reconnaissable ! Mais qui était l'autre homme ? Les portraits en noir et blanc se succédaient, jeunes et plus vieux aussi, des figures peu engageantes, certaines marquées de cicatrices, mais aussi de beaux visages avec moustaches et monocle...

Tandis que le mari d'Yvonne cherchait un crâne un peu dégarni, des joues pleines et une bouche fine, comme l'homme qu'il avait mémorisé, un agent vint parler à l'oreille de Théophile Lebrun.

- Excusez-moi un instant, Monsieur Dubreuil.

L'agent prenant sa place, Théo s'éclipsa. A l'étage en-dessous, il trouva Louise :

- Comment allez-vous ce matin, chère étoile de la valse ?

- Théo, je vous serai éternellement reconnaissante pour nos répétitions et pour cette soirée de rêve... Mais la réalité est moins douce et Lucien a entendu une conversation qu'à mon avis, il ne faut pas prendre à la légère...

Théo poussait doucement la jeune femme pour la faire entrer dans un petit bureau, loin du passage incessant dans le couloir du commissariat et écouta attentivement tout ce que Louise lui expliquait. Quand elle repartit, Lebrun donnait déjà des directives à son équipe et rapidement, il remonta l'escalier pour rejoindre son témoin...

Antoine Dubreuil semblait très agité et ne cessait de répéter :

- C'est lui. J'en suis quasiment certain, cette tête ronde, peu de cheveux, c'est lui, j'en mettrais ma main au feu !

- Se penchant sur la photo en question, Théo ne fut pas étonné.

- Je pense en effet, qu'avec ma supposition et votre conviction, tout concorde ! Carmet et Palatino sont bien, une fois de plus, complices dans ces courses truquées et ils sont responsables de la mort de Justin, ce JR pas très clair, non plus...

- Et de ma pauvre Yvonne ?... soupira le témoin.

- Sans doute cette piste qui s'éclaire nous mènera progressivement au meurtre de votre femme et de votre servante, Lucie. Soyez en sûr ! Merci beaucoup d'avoir examiné ce classeur, mais je vous en prie, cessez de jouer à l'enquêteur !

Théo raccompagna Dubreuil à la porte du bureau. Les deux hommes se serrèrent la main, Théo attrapa son chapeau pour filer à la Gazette et voir de plus près cette histoire d'incendie. Il trouverait bien le moyen de croiser Lucien, en chemin.

***

Juillet s'annonçait. Un grand ciel bleu, de jolis feuillages vert tendre, la Seine était joyeuse et Paris si agréable. Un manège de chevaux de bois s'était installé dans le petit square de la rue de Valois. Une musique de limonaire et des piaillements d'enfants remplissaient l'air. Louise revenait de la rue Bonaparte, contente d'avoir mené à bien sa mission et d'aider ainsi les garçons. Bien que Paris semble en fête pour ce début d'été, ses idées ne cessaient pourtant de l'inquiéter. Deux cambriolages et maintenant une menace d'incendie. Deux crimes, ceux d'Yvonne et de Lucie. Des truands réglant leurs comptes et trafiquant les courses. Tout cela finirait-il ? Et puis, et cela l'atteignait encore davantage, le contremaître de Blanlait s'était pendu.... Ces truands avaient -ils un lien avec le passé, avec ce qui s'était passé à Barentin en 1899, avec son père ? Elle remit ses cheveux en ordre, le vent léger la décoiffait et elle dégagea une mèche brune de son front soucieux. Elle devait revoir Théo demain matin, mais elle décida de passer voir si M Dubreuil avait quelques nouvelles à lui raconter, après son rendez-vous au commissariat. Elle se dirigea donc vers la rue Croix des Petits Champs....

***

- Y'a pas de doute ! Pour sûr, que j'les ai entendus ! Mais j'ai pas pu les voir …et personne ne veut nous croire. Moi, j'sais bien qu'y va y avoir du grabuge à la Gazette ! Y nous ont déjà cambriolés ! Et maintenant, y vont tout faire brûler ! Après les inondations de janvier, on aura tout eu, j't'l'dis !

Les deux vendeurs en pantalons courts discutaient fort. Ils avaient plus de journaux à écouler que d'habitude, mais trop préoccupés par cette affaire, ils n'arrivaient pas à se concentrer sur leurs ventes. Ils entamèrent un débat sur la façon de se répartir les heures de guet. Lucien voulait qu'on assure aussi la surveillance, la nuit.

- Et qu'est-ce que tu feras, en pleine nuit, si tu vois des malfaiteurs rue Jean-Jacques Rousseau ? S'ils montent dans le marronnier pour casser un carreau, comme l'autre fois ?

En effet, c'est un problème, pensa Lulu... il faut absolument que j'arrive à voir Lebrun. Il aurait bien planté là son copain avec le double d'exemplaires à vendre, mais il ne pouvait pas lui faire ce coup-là ! Il faudrait patienter, pour courir rue Bonaparte, après sa tournée...

***

L'homme se planqua vite fait, se cachant derrière un fiacre. Il venait de voir le Dubreuil entrer au commissariat de la rue Bonaparte et maintenant, il le suivait tandis qu'il rentrait chez lui, apparemment. Impossible de le cueillir sur les quais et il était bien énervé de l'avoir vu, impuissant, aller à ce rendez-vous chez les flics.... Et alors qu'il s'apprêtait à lui mettre la main dessus, dans la rue, voilà l'autre donzelle, la fille d'Escogriffe qui arrivait et tous deux rentraient dans l'immeuble, en discutant. Le Rapace serra les dents. Tout allait de travers, en ce moment. Il se demanda s'il devait rester dans le coin pour attendre son heure, mais décida d'aller faire un tour aux locaux du Journal, histoire de voir comment s'y prendre pour son autre programme du soir....

***

Il était vingt-deux heures. Louise retirait son tablier après avoir fait le rangement et le ménage dans les derniers bureaux, à l'étage. Tout le monde était parti, sauf les deux policiers qui devaient rester toute la nuit sur ordre du Commissaire Lebrun.  Ils discutèrent un moment sur toute cette affaire et Louise repartit. Elle marcha quelques mètres et se retourna, l'un des policiers lui fit un geste de la main, bien droit sur les marches d'escalier. Ils avaient les clés pour sortir et rentrer et quand Louise tourna au coin de la rue, il défit son képi et s'installa avec son collègue pour commencer leur veillée.

Louise n'était pas rassurée, toutes ses pensées noires l'habitaient encore, elle marchait d'un pas rapide, ses talons résonnaient dans les rues vides. L'immeuble n'était pas loin, mais elle avait envie d'être déjà arrivée. Elle respirait mal... Comme un pressentiment qui l'envahissait. Elle jeta encore un regard derrière elle en passant devant l'immeuble du 24 et sursauta quand une main de cuir se plaqua sur sa bouche. Son corps fut ceinturé solidement par le bras d'un homme qui la traina dans l'entrée de la porte cochère. Ils heurtèrent des poubelles dont le couvercle d'aluminium, tombant sur le sol, fit un bruit métallique qui résonna dans toute l'entrée. Une lumière s'alluma. L'homme entraina Louise, dans un recoin d'ombre. La concierge du 24 apparut en chemise de nuit en maugréant contre ces maudits chats et remit poubelle et couvercle en bon ordre.

Voyant son amie, Louise se débattit et essaya de se faire entendre malgré cette main en bâillon. L'homme la serrait à la faire étouffer, mais elle réussit à émettre un piètre son de gorge mais aussi à taper des talons.

« Y'a quelqu'un ? » La concierge, un peu inquiète essayait de scruter la pénombre... Alors bondissant avec Louise plaquée contre lui en bouclier, l'homme fonça sur la femme en chemise de nuit, la bouscula et jaillit dans la rue avec sa prisonnière, la forçant à avancer.

Mais juste à ce moment, un des policiers en mission rue Rousseau arrivait, préoccupé au sujet de la jeune dame après leur conversation. Il traversa la rue à toute vitesse, se rua sur Louise, dégageant vigoureusement le bras qui la retenait et profitant de l'effet de surprise, envoya un uppercut spectaculaire dans la mâchoire du malfaiteur. La concierge du 24 devant son porche, hurlait en sautillant, les deux mains plaquées sur ses joues. Louise encore affolée et ne sachant que faire, courut vers son amie et toutes deux réunies, elles filèrent vite se réfugier dans la loge encore éclairée.  Au milieu de la rue, c'était comme un combat de boxe qui continuait. Aux étages, des fenêtres s'ouvraient. Des voix qui n'avaient pas repéré l'uniforme à cause de l'obscurité, criaient :

- Vite ! Appelez la Police !

Les deux hommes, épuisés, frappaient un peu au jugé. Le Rapace saignait beaucoup, son arcade sourcilière était touchée. Du revers de la main, il ne cessait d'essuyer le sang qui le gênait pour mieux voir son adversaire, dans cette rue que n'éclairaient que quelques réverbères. Le policier fatiguait. Si son collège pouvait rappliquer, à deux, ils arriveraient mieux à la maitriser, cette brute ! Mais tandis qu'il agrippait à nouveau le truand, il vit venir, en peignoir, un homme assez grand muni d'un couvercle de poubelle. Il s'approchait à petits pas, derrière le Rapace qui ne le voyait pas. Le policier s'arrangea pour s'accrocher une minute, à l'autre, qui reçut sur la tête un grand coup, qui l'assomma tout net.

Essoufflé, le policier sortit ses menottes pour entraver l'homme inerte, sur les pavés sombres. Son collègue arriva alors, inquiet de ne pas le voir revenir. On remercia vivement ce brave parisien d'avoir donné un coup de main et on releva son identité ! On vérifia que ces dames étaient en sécurité dans la loge de l'immeuble du 24 rue Croix des Petits Champs. Quel rapport victorieux allaient faire ces deux policiers ! Pour l'heure, ils prirent le bonhomme encore inanimé, l'un par les épaules, l'autre par les pieds et retournèrent dans les locaux de la Gazette. De là-bas, ils pourraient téléphoner et faire venir chercher ce bougre. Pour eux, la nuit commençait par une belle prise, mais ils se devaient de poursuivre leur mission de départ, assurer la surveillance des bâtiments de la Gazette de France...

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