Dans le vieux grenier nous avons rencontré Jeanne de Flandre

Nous avons trouvé dans le grenier de Grand-Mère une histoire de Jeanne de Flandre

Charles Victor Hennequin, connu sous le pseudonyme de Victor Herbin (Maastricht, 9 août 1804 - Château de Gingelom, 8 mars 1868) est un journaliste et auteur dramatique français. Journaliste à la Revue de Rouen et de Normandie, au Moniteur des théâtres et à la Gazette des Théâtres, directeur de publication de la France départementale, fondateur de la Revue du Théâtre, Journal des auteurs, des artistes et des gens du monde (juillet 1834) dont il sera rédacteur en chef jusqu'en 1838, ce qui nous laisse une correspondance avec des auteurs comme Alfred de Vigny, Théophile Gautier, Victor Hugo ou Alexandre Dumas.

Voici ci-dessous une autre version de l'histoire de Jeanne de Flandre proposée par Victor Herbin...

Jeanne de flandre

Jeanne de Flandre - Victor Herbin.

Jeanne de Constantinople (à ne pas confondre avec Jeanne de Flandre (1295 - 1374), dite Jeanne la Flamme), Jeanne de Flandre ou Jeanne de Hainaut ou Jeanne de Constantinople, née à une date inconnue entre 1194 et 1200, et morte le , comtesse de Flandre et de Hainaut de 1205 à 1244 est une femme politique du Moyen Âge qui gouverna la Flandre et le Hainaut dans la première moitié du XIIIè. Ses parents étant morts aux Croisades, elle est élevée à Paris sous la tutelle du roi Philippe Auguste, qui la marie à Ferrand de Portugal en 1212. Ce dernier se tourne vite contre son suzerain français, provoquant une guerre qui se termine par la défaite de Bouvines et l’emprisonnement du jeune comte. Jeanne gouverne alors seule la Flandre et le Hainaut. Elle doit affronter la rivalité avec sa propre sœur Marguerite, puis la sédition de ses comtés menée par un imposteur qui prétend être son père. À l'issue de cette guerre civile, son époux Ferrand est libéré, mais meurt peu après. Elle épouse en secondes noces Thomas de Savoie. Jeanne décède en 1244 à l'abbaye de Marquette.

 

Pour la petite histoire, la Troisième continuation, l'un des romans du conte du Graal fut rédigé pour Jeanne de Constantinople, de même que la Vie de sainte Marthe de Wauchier de Denain. Le premier roman en langue néerlandaise, Van den vos Reynaerde, fut rédigée par un clerc de son entourage.

Jusqu'au XIXè, Jeanne de Constantinople conserva une image très négative, jusqu'à ce qu'elle soit réhabilitée par les historiens. Il existe plusieurs représentations peintes ou sculptées de la Comtesse en France et en Belgique, ainsi que deux géants.

Source : Wikipédia

Jeanne de Flandre – Victor HERBIN

Ne vous est-il point une fois dans votre vie, en parcourant les pages de notre vieille histoire, de laisser échapper le livre de votre main, d’abandonner les récits et les conjectures des écrivains pour vous enfermer en vous-même, et rester quelques instants face à face avec une de ces grandes figures que le doigt de Dieu semble avoir tracées pour l’enseignement des hommes. Météores lumineux et terribles, elles ont aussi leur sinistre auréole, auréole de mystère et d’épouvante, qui menace de mort l’œil assez hardi pour les contempler. Et alors cette pensée ne vous est-elle point venue à l’esprit que ce pourrait bien être par une volonté d’en haut que la cause des plus grands crimes restât à jamais inconnues, et que les mémoires les plus chargées de malédictions n’arrivassent à la postérité que voilées par les nuages du doute qu’obscurcit encore la nuit des temps. Est-ce sagesse divine, est-ce hasard qui arrache ainsi à l’exécration de l’avenir, ces noms qu’on ne peut prononcer sans éveiller les horribles souvenirs qui s’y rattachent. Des crimes qui épouvantent l’humanité ont été commis, dit l’historien ; quels furent les auteurs de ces crimes ; on l’ignore ; aucune preuve n’existe, aucun monument ne nous reste ! Frappez aux portes des tombeaux, il n’y a que poussière et silence ; interrogez la solitude des antiques manoirs ; le cri seul du hibou viendra répondre à vos cri ; secouez la poudre des chroniques, vous n’y trouverez que haine, ignorance ou servilité ; alors fatigués de tant d’effort inutiles, vous rentrerez en vous-même, vous écouterez dans le calme de votre conscience la voix du peuple qui accuse, cette grande voix qui traverse les temps, et s’est faite immortelle, cette voix enfin que l’on a appelée la voix de Dieu.

C’est alors que malgré vous et en vous-même, s’élèvera un tribunal, où la passion se tait, où l’erreur trouve rarement place, un tribunal saint et respectable, où le cœur interroge l’homme, où l’homme interroge le roi.

Car ce n’est qu’ainsi qu’il nous est permis de juger certains noms que nus livre l’histoire et qu’elle n’a osé charger ni d’anathèmes ni de bénédictions.

Jeanne de Flandre est un de ces noms.

La fille de Baudouin fut-elle une de ces femmes au cœur mâle, à la pensée virile, qui furent méconnues parce qu’elles étaient trop grandes pour être comprises ; ou bien était-ce l’enfant dénaturé qui, après avoir méconnu son père, fit tomber sa tête sur l’échafaud ?

L’histoire est divisée à cet égard ; qu’il nous soit donc permis d’essayer en réunissant les opinions des hommes qui se sont occupés de cette grave matière, d’offrir une explication qui nous rapproche, autant que possible, de la vérité, et puisse satisfaire notre conscience.

Or, nous commencerons par vous dire ce qui se passait à Lille, le matin du 14è jour d’avril de l’an 1225.

Une multitude immense de peuple était accourue dans cette cité, des bourgs, villages d’alentour ; tous avaient l’air véhémentement agités, et comme dans l’attente d’un grand événement. Les portes qu’on avait voulu fermer avaient été forcées par la populace ; les gardes, outrageusement hués par la canaille, restaient dans une inaction inaccoutumée, et qu’on aurait pu prendre pour de la peur.

De l’extrémité de la ville à la grande place sur laquelle s’élevait le palais des comtes de Flandre, c’était un flux et reflux continuel de bourgeois, de manants et de rustres, d’où s’échappaient des injures et des clameurs séditieuses. Les boutiques et les échoppes se fermaient partout avec fracas ; les échevins se rendaient en toute hâte au palais, qui se remplissait de chevaliers, dont les cuirasses brillaient merveilleusement aux rayons du soleil.

Tout cela durait depuis plusieurs heures, lorsqu’un incident vint mettre le comble au désordre.

On vit tout à coup s’ouvrir les fenêtres du palais, et à celle qui dominait la grande porte on distinguait une femme belle et de haute stature.

C’était Jeanne, la comtesse de Flandre.

Son visage, d’ordinaire dédaigneux t froid, était en ce moment pâle de colère ; ses lèvres tremblaient comme s’essayant en vain à prononcer certaines paroles, ses yeux flamboyaient, et à la manière dont sa main froissait un parchemin, on devinait un mouvement de rage.

Sa tête portait la couronne des comtes de Flandre, une tour d’or flanquée de quatre lions, à son cou le lion de Flandre suspendu par une lourde chaîne d’or, et sur sa robe de velours noir scintillait une épée nue, attachée à sa ceinture par le roi de France lui-même. Un héraut sonna de la trompette, et commanda le silence au nom de MADAME JEANNE, LA HAUTE ET PUISSANTE COMTESSE DE FLANDRE ET DE HAINAUT.

Et au même instant les chevaliers tirèrent leurs longues épées, et la garde de rangea au pied des murs du palais.

Intimidé par tout cet appareil, le populaire ne fit plus entendre qu’un sourd grondement, qui tomba tout-à-fait dans le silence au troisième commandement du héraut. Mais en même temps, les voix les plus éloignées se prirent à hurler : le voilà ! le voilà !

Alors ce ne fut plus qu’un cri général, immense, qui couvrit tout autre cri, et força les hérauts de la comtesse de rentrer au palais, ne devant point rester plus longtemps exposés à un affront jusqu’à ce jour inouï.

Et à l’extrémité de ce long serpent de peuple, serpent tout bigarré de cuirasses et de mantilles, de riches habits et de haillons, on put voir, portée sur des épaules, s’avancer une litière découverte et richement ornée.

L’homme de la litière était un vieillard à longue barbe et à longs cheveux blancs ; il avait sur les épaules le manteau et sur la tête la couronne des empereurs de Constantinople.

C’était Baudoin, le père de Jeanne de Flandre, ainsi qu’il le disait, et que le répétaient les vieux seigneurs et le peuple qui l’entouraient.

Vingt ans auparavant il était parti en croisade, avait conquis Constantinople, dont il avait été nommé empereur, et après avoir passé pour mort pendant dix-huit années, revenait de sa longue captivité, et se présentait pour reprendre le titre et le pouvoir de comte de Flandre.

Mais Jeanne traita ses récits d’impostures et de faussetés, elle refusa de reconnaître cet homme pour son père, et lui ferma les portes du palais.

La révolte du peuple fut alors complète, les actes de violence allaient succéder aux cris, la journée promettait d’être féconde en sanglants démêlés ; lorsque Jeanne effrayée s’enfuit à Péronne avec Marguerite sa sœur, près du roi de France, Louis VIII, dont elle réclama la protection, et assigna le vieillard à comparaître devant ce tribunal.

Celui-ci accepta sans hésiter, et se mit immédiatement en marche pour aller à Péronne. Voici donc ce qui se passa le matin du 14è jour d’avril de l’an 1225.

Qu’il nous soit permis à cette heure de retourner de quelques années en arrière, et de jeter u coup d’œil sur les faits qui préparent cet événement.

Baudoin, neuvième du nom, né en 1171, était un des héros de la quatrième croisade. Placé, en 1204, comme nous l’avons dit, sur le trône de l’Orient, d’où il tomba dans une servitude de dix-huit années qui le fit passer pour mort, il eu pour successeur Henri, son frère, dans l’année 1205. EN partant à la croisade, Baudoin avait laissé en Flandre ses deux filles, Jeanne et Marguerite, et désigné Jeanne comme devant lui succéder en cas de mort.

Leur mère, Marie de Champagne, était morte  à Saint-Jean-d’Acre, dans un pèlerinage à Jérusalem.

Philippe de Namur, parent de Baudoin, gouverna la Flandre, comme tuteur de Jeanne.

Mais la soif du pouvoir qui tourmentait Jeanne encore enfant ne lui permit pas d’attendre longues années pour user des ses droits, et, en 1209, profitant de la nouvelle bien accrédité de la mort de Baudoin, elle se fit déclarer comtesse de Flandre et de Hainaut.

Malgré son ambition et son ardent désir de gouverner seule, elle fut pourtant obligée, deux ans après, pour conserver son pouvoir, de le partager ; elle prit pour époux le comte Ferrant ou Fernand, fils de Sanche 1er, roi de Portugal. Ferrant fit alliance avec Philippe-Auguste ; mais ce dernier ayant contrevenu aux traités, Ferrant refusa de lui prêter secours dans une guerre contre les Anglais ; il fit même plus, il parut, à la fameuse journée Bouvines, dans les rangs ennemis. Il fut vaincu par les alliés ; couvert de blessures, il tomba au pouvoir de Philippe, qui le fit conduire à Paris et jeter dans  un cachot de la tour du Louvre.

Le petit nombre des historiens qui défendent Jeanne de Flandre l’ont dépeinte comme une épouse tendre et vertueuse, qui passe quinze années de sa vie à supplier les rois de Frances de rendre le comte Ferrant à la liberté. Mais ne pouvons-nous pas demander à notre tour si vraisemblablement telle pu être la conduite d’une femme qui eut l’impudeur de demander au roi de France de lui accorder les insignes virils, le droit de porter l’épée nue, ce qui lui fut accordé ; qui fit un traité d’alliance avec celui qui retenait l’époux dans les fers et maintenant l’épouse dans son comté ; qui attira sur sa tête la haine de toute la vieille noblesse qu’elle écrasait sous son sceptre de plomb ; d’une femme, enfin, qui ne donna quelques preuves de bienséance ou de pitié hypocrite, peut-être, qu’à cette époque de la vie où le remord pouvait bien l’y contraindre ?

Revenons maintenant au jugement du conte Baudoin.

Le roi de France, qu’on avait lieu de supposer préventionné contre le vieillard, justifia en effet tous les soupçons. Trois questions sur la vie intime du comte Baudoin et auxquelles lui seul, ou ceux de sa famille, pouvaient répondre, lui furent posées. Ce malheureux, affaibli par les années, par la fatigue du voyage, et surtout pas les horribles traitements qu’il avait endurés pendant sa captivité, ne put rassembler que confusément ses souvenirs.

Louis VIII, dit Sismondi, s’emporta, et, sans autre examen, lui ordonna de sortir du royaume. Il respecta néanmoins le sauf-conduit qu’il lui avait donné, et il le fit reconduire jusqu’aux frontières.

Mais les adhérents de Baudoin, découragés par l’issue de cette conférence, l’abandonnèrent. Craignant de tomber aux mains de ses ennemis, il voulut s’enfuir sous un habit de marchand ; bientôt il fut reconnu en Bourgogne, arrêté par un chevalier, et livré à la comtesse, qui après lui avoir fait souffrir les plus cruels outrages, le fit périr sur un échafaud.

En effet, Jeanne, dont l’exil de Baudoin n’assouvissait pas les vengeances, ayant appris par un de ses affidés que Baudoin, d »guis », traversait la province de Bourgogne, donna mission au chevalier Evrard de Chastenay de courir en toute hâte dans ce pays, et de l’arrêter, au mépris du droit des gens si respecté en ce temps.

Et pourtant le pauvre vieillard n’ourdissait aucune conspiration, ne poussait aucune plainte : le chevalier l’arrêta pendant son sommeil.

Ici encore la conduite de Jeanne ne fait-elle point naitre des soupçons qu’il est bien difficile de détruire ? Baudoin était condamné, chassé, abandonné de tous ; il fuyait sa patrie, et versait en silence des larmes sur la cruauté de ses enfants ; d’où vient alors cet ordre barbare de Jeanne, qui avait pardonné à tous les révolté ? D’où vient ce désir de la mort d’un homme qui n’était plus à craindre ? Et les tortures qu’on lui fit éprouver pour le forcer à avouer son imposture ? Et les histoires mensongères, dictées aux historiens du pays et du temps, sur les prétendus miracles opérés au lieu où avaient été ensevelis les restes de Baudoin, en Syrie ? On s’empara donc du vieillard ; il fut attaché sur un âne, la face tournée par derrière, conduit à travers les huées et les outrages d’une populace qui hurle pour tous ceux qui la paient, suivant la même route que, quelques temps auparavant, il avait parcourue au milieu des bénédictions et des chants d’allégresse.

Jeanne ne craignit pas de venir illustrer à son malheur, de lui proposer d’avouer qu’il était un ermite de la forêt de Glauchon, appelé Bernard de Rays.

Baudoin demeura noble et calme au milieu des tortures. Le quatorzième jour de mai de la même année, juste un mois depuis son retour dans son comté, un échafaud se dressa hors des murs de Lille, au lieu même où s’éleva plus tard une abbaye fondée par Jeanne ; des soldats nombreux furent apostés sur tous les points ; il y eut un grand concours de peuple, mais rien que pour faire silence et pleurer.

A genoux sur l’échafaud, la main sur le Christ, la tête sur le billot, il répéta encore qu’il était le véritable comte de Flandre, priant Dieu de pardonner à sa fille l’épouvantable crime dont elle se souillait, et à la Flandre qui le laissait commettre.

Puis, quand sa tête tomba, on remarqua une figure pâle, aux dents serrées, aux traits fortement contractés, qui contemplait cet horrible spectacle, d’une lucarne voisine : d’aucuns prétendirent que c’était la fille de Baudoin qui avait voulu s’assurer par elle-même si le bourreau lui était bien venu en aide. Jeanne gouverna paisiblement la Flandre seize ans encore après ce drame sanglant ; elle mourut pieusement, sous l’habit des filles du monastère de Marquettes, qu’elle avait fait bâtir.

Sur un tableau qui était suspendu près du tombeau de la comtesse Jeanne, était écrits ces vers :

Est sita Flandresis Princeps, et Hannoniensis,

In tumulo tali. Vitâ nituit speciali ;

Sicut Susanna, coelebs fuis ista monalis ;

Nobilitas talis, proles fuit imperialis ;

Justa, potens, fortis, elemens, ac horrida mortis.

Angelicix mixta sit turbis haec Comitissima.

C'est-à-dire en français :

« Ci-gît la princesse de Flandre et de Hainaut, dont la vie fut singulièrement florissante ; religieuse, chaste comme Susanne, noble et fille d’empereur, juste, puissante, forte, clémente et redoutant la mort. Que cette comtesse soit jointe aux troupes angéliques… »

Voici maintenant comment une tradition du pays raconte cette conversion, qui ne justifierait que bien faiblement la louangeuse épitaphe que nous venons de reproduire.

En 1227, grace au gouverneur équitable de saint Louis, plutôt qu’aux sollicitations de Jeanne, Ferrand, son époux, sortit enfin des prisons du roi de France. En 1232, il mourut à Noyon, miné par le chagrin et les longues souffrances de sa captivité, ce qui permit à Jeanne de se remarier. En 1235 ou 1236, elle épousa Thomas de Savoie. Le lendemain de ce mariage, ou quelques jours après, elle rentrait à Lille, assise près de son époux sur un riche chariot. En passant au lieu même où son père avait été exécuté, elle crut voir un fantôme sanglant se dresser devant elle, et la menacer de sa tête encore à demi attachée au cou.

Que cette apparition fût le résulta de l’agitation de son esprit bouleversé par les accusations du peuple, ou que ce fût le commandement de la vengeance céleste, c’est ce que l’on ose décider. Toujours est-il que de ce moment Jeanne ne mena plus qu’une existence de troubles et de terreurs, croyant sans cesse voir le spectre fatal s’offrir à ses regards. Le clergé fur consulté ; un évêque conseilla Jeanne de bâtir un monastère sur la place où avait eu lieu l’apparition. Jeanne le fit élever en toute hâte, donna même des ordres pour l’établissement d’un hôpital et de deux couvents ; et, pour que sa pénitence fût plus entière et plus efficace, elle y prit même l’habit et mourut cloîtrée.

Une dernière comparaison à établir. Quand ce vieillard, condamné pour avoir eu le courage de s’avouer comte et père était à genoux sur l’échafaud, au milieu du silence de tout un peuple consterné, sa dernière parole, calme et ferme sous la hache du bourreau, fut celle-ci : Mon Dieu, pardonnez-lui ! Et Jeanne, entourée des saintes filles de Dieu, recevant toutes les consolations, et se roulant sur la couche de la pénitence, s’écriait avec désespoir et larmes :

Mon Dieu ! Me pardonnerez-vous ?

Mon Dieu ! Pardonnez-moi !

Maintenant prononce qui voudra.

Victor HERBIN

 

Jeanne de flandre

 

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Commentaires (2)

mlkonig
Tant que ce n'est pas en lisant le Malleus qu'il y a bataille... J'ai voulu démontrer en choisissant ce récit qu'il fallait toujours vérifier ses sources... Il a été publié dans le musée des familles de 1836.
misslou
  • 2. misslou | 20/07/2017
Lecteur, ne te décourage pas !
et franchis vaillamment, les rappels historiques d'avant le texte, "attention une Jeanne peut en cacher une autre..".puis le préambule de l'introduction du texte de Victor Herbin "faut-il pardonner à Jeanne ou non ? ", et alors, enfin, aborde sans faiblir le récit du 14 avril 1225 à Lille, mais ne te crois pas sorti d'affaire, car il te faudra négocier un retour en arrière sur le vieux Baudoin, père de Jeanne, avant de finir sur la légende "tu es toujours là ?" qui fait suite au remariage de Jeanne !

Je ne peux m'empêcher d'ironiser un peu, ne m'en veux pas Marie-Laure, car j'ai réellement bataillé pour suivre tous les méandres de l'histoire. Au final, on découvre une belle page sur l'histoire de la Flandre et de la France et pour ma part, peut-être une petite idée pour tourner une des variantes d'une bien plus modeste histoire, celle de Caroline, sur la page d'à côté. Merci.

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