Roman partagé - Chrétien de Troyes / Mon conseil : les personnages

Bonjour,

Aujourd'hui nous allons parler d'amour... Avec le maître de l'amour chevaleresque de l'époque : Crestiens de Troies. Vous connaissez ?

Vous l'aurez compris, et parce que nous voici au printemps et que les oiseaux gazouillent, nous poursuivons gentiment notre roman. Profitez bien de ces moments de fraîcheur, car, comme l'avait si bien deviné notre amie Misslou, un élément déclencheur se prépare...

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Marie-Laure

Episode 4 chretien de troyes

Lire uniquement le roman – Page 4

MA DÉMARCHE - MES CONSEILS - Mon conseil en écriture d'aujourd'hui : Les personnages

Des relations s’installent gentiment

Je peaufine mes fiches personnages afin d’être au plus juste de leur caractère lors de la mise en place mon roman. Comme une maison, je pose des fondations solides et efficaces.

Leur histoire, leur but, leurs signes physiques…

Je ne parlerai pas encore de leur apparence, ceci viendra plus tard, à un moment plus opportun, car ils n’ont pas fini de grandir.

Par contre nous allons découvrir la première zone de conflit d’Alayone. Choisir l’amour de Dieu ou de son prochain… ce qui à l’avenir sera extrêmement lié à ses combats externes, car elle va devoir affronter d’autres problèmes qui en découleront.

En ce qui concerne les dimensions de notre héroïne, nous en connaissons déjà quelques aspects. Ce qu’elle montre aux gens, l’image qu’elle a d’elle-même et ce qu’elle est vraiment. Tout ceci va se confirmer dans les prochains épisodes.

Nous allons découvrir certains traits de la personnalité des personnages que nous connaissons déjà, ce qu’ils aiment et n’aiment pas, leurs réactions face à un événement mineur, leurs aspirations.

Mineur ai-je dit ? Certainement pas, tout à de l'importance, ce qu'ils sont et ce qu'ils pourraient devenir.

Perfectionner les personnages

Il faut retoucher et retoucher sans cesse les protagonistes de l’histoire jusqu’à la perfection.

Je garde toujours mes fiches personnages près de moi lorsque j’écris. Je vois ce qui pourrait être ajouté sans alourdir le texte. Un petit détail qui pourrait avoir son importance. Il peut se trouver que j’ajoute une scène juste pour apporter une précision intéressante pour la suite. Il faut allez au fond des choses selon leurs caractéristiques personnelles.

Mes personnages doivent avoir une personnalité généreuse. Je ne dis pas qu’ils doivent être généreux, non, je dis qu’ils doivent vous donner beaucoup d’émotion, positives ou négatives.

Je me replonge donc profondément dans mon histoire et en fonction du fils conducteur que je me suis fixé, je vois si je peux ajouter du contenu en rapport à mes personnages.

Pour le moment Alayone n’est qu’une enfant et n’a aucun souci majeur. La peine due à la mort de sa mère s’est estompée en douceur grâce au soutien de l’évêque. Elle ne s’ennuie pas et effectue un travail qui lui plaît. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes comme dirait Candide. Si ce n’est…

Nous allons découvrir un ouvrage qui va donner une nouvelle préoccupation à notre jeune Alayone.

Il est à noter également qu’à l’époque tout se faisait tôt, nous n’avions pas le temps. On se mariait tôt pour avoir des enfants tôt et, car l’on mourait tôt… Ne soyez donc pas choqué que notre toute jeune damoiselle réfléchisse déjà à l’amour, l’amour chevaleresque et pur bien sûr !

(Retrouvez quelques documents et illustrations de recherche sur le compte pinterest du site Pinterest)

Le roman

10

août 1480

 

 

Prière

 

Vrai Dieu, souverain Roi des rois, de par la pitié supernelle.

Un mois c’est presque écoulé, sous une chaleur accablante depuis ma rencontre avec le moine Guillaume. Chaque jour que vous avez la bonté de me prêter est un jour de fête. La bibliothèque s’ouvre au soleil et semble respirer. Elle revit depuis qu’elle trouve en son sein un autre lecteur.

Mon nouvel ami n’emprunte pour l’imprimerie que des recueils parlant des Saintes Écritures ou de notre très Sainte église Catholique. Les moines bénédictins alignent perpétuellement et dans une foi sacrée tous les petits caractères de plombs dans votre crainte et votre respect.

Pour se donner du cœur à l’ouvrage, des chants liturgiques sont entonnés par certains, tandis que d'autres œuvrent pour de la continuité des traditions de notre vénérable providence.

Le Moine Guillaume aime s’échapper de l’abbaye de l'Île de Toussaint de Chalons pour venir prendre un temps à de toutes autres lectures. Bien qu’il sache qu’il pourrait être sévèrement réprimé pour cela, il s’attarde souvent sur les ouvrages de Crestiens de Troies, un poète qui semble-t-il vécu en Champagne.

Ces manuscrits sont situés tout en haut de la bibliothèque, sur les étagères interdites. Pourquoi notre bon évêque nous cache-t-il un écrit où il est question du Saint Graal ?

Cet incunable a le mérite de n’être pas en latin ce qui nous a permis de le déchiffrer aisément. Nous nous sommes délectés de toutes les lignes tant il est différent de ce que nous lisons par obligation. Bien installé dans la bibliothèque à un endroit ombragé où le soleil ne risqua pas de nous contrarier, le Moine Guillaume m’en lut quelques passages. Il était question de chevalier et surtout d’amour tendre entre l’un d’eux et une reine prénommée Guenièvre. Le courage du valeureux afin de ne pas succomber à l’appel de son cœur valait bien toutes les batailles qu’il dut mener contre d’autres ennemis.

Seigneur Dieu, je dois vous avouer que cette lecture et la chaleur du moment provoquèrent chez moi un trouble. Il me semble que mon esprit s’évade vers des lieux défendus. Je ne pourrais confesser cela à Messire de Saint Géran aussi, à part vous, je ne sais à qui me soumettre afin d’être libéré de ces pensées qui m’oppressent et qui me sont à la fois si douces.

Dieu qui êtes en Trinité, je vous demande pitié pour l’égarement de mon cœur et vous sied gré de m’aider à retrouver le chemin vers votre Sainte Vérité.

Amen

 

12août 1480

 

 

Journal du comte Geoffroy Soreau de Saint Géran, évêque de Chalons

 

 

On m’informe que Charles V vient de devenir Duc d’Anjou. Ceci ne m’émeut guère étant donné la couardise de ce triste Sir et de sa santé précaire. Je ne lui pressens aucun avenir certain.

Je suis beaucoup plus inquiet sur la condition d'Alayone. Je sens qu’un trouble naît en ma petite protégée. Est-ce la chaleur de cet été qui dure ou toute autre chose ? Je pense la faire observer par Sieur Augustin, médecin de son état. Je tacherais également d’en plus connaître lors de sa prochaine confession. Je sais qu’elle me cache certaines lectures sur lesquelles je ferme les yeux. Lui voici l’âge de 10 ans, très bientôt elle éprouvera des émois. Jusqu’à présent je n’ai pas eu à me soucier de cela, elle ne fréquente guère les gents du village et elle est si pieuse. J’aspire beaucoup à la retrouver sous les ordres de notre Tout-Puissant Seigneur, elle pourrait être très utiles dans certains couvents afin d’apporter aide aux plus nécessiteux.

Je vais choisir certains ouvrages en ce sens lors de notre prochaine audience d’enseignement.

 

13aout 1480

 

 

Confession auprès du Seigneur de Saint Géran, évêque de Chalons

 

 

« Ma petite Alayone, avez-vous bien lu l’ouvrage que je vous ai remis sur la pénitence avant de recevoir le sacrement de la confession ?

– Oui mon Seigneur j’en ai saisi chaque mot.

– Bien, ceci est un rendez-vous d’amour avec le Très-Haut. La miséricorde de notre Divin Père est infinie, il ne condamne jamais vous pouvez donc parler en toute liberté.

– J’ai juré mon Mon Seigneur, j’ai utilisé le nom de Dieu en vain lorsque qu’une écharde est entrée dans mon doigt.

– Certes, vous ne devez pas employer de juron contenant le nom de notre Seigneur, comme nous le dit notre second commandement. Avez-vous enfreint d’autres règles saintes ?

– J’ai menti mon père, mais c’était pour la bonne cause.

– La bonne cause, quelle raison vaut-elle un mensonge ?

– Je n’ai pas donné le nom d’une personne de peur qu’on ne la réprimande.

– Cette personne avait-elle fait grand mal ?

– Non, elle était juste en un endroit où elle ne devait pas être à un moment donné.

– Vous avez donc protégé une amie en ne la mettant point dans l’embarras ?

– Si fait mon Seigneur, c’est comme cela que vous devez l’entendre.

– Le mensonge est un grand péché, en avez-vous commis d’autres ?

– Oui mon Seigneur, mais je ne puis vous les confesser.

– Vous devez tout me m’avouer mon enfant. En me parlant, vous vous adressez à Dieu, je n’ai aucun jugement à porter sur vos agissements.

– C’est que… Je ne puis le faire sans décevoir.

– Alayone, vous devez vous en remettre au Très-Haut.

– Mais, mon Seigneur…

– Libérez votre esprit de grâce.

– Je vous affectionne trop pour vous inquiéter.

– Mon enfant, je connais votre cœur. Je vous ai vu grandir et il me semble que le temps se joue de vous. Avouez-moi votre péché et ayez l’assurance que mes liens d’amitié pour vous n’en seront pas altérés.

– …

– Avez-vous perdu votre voix ?

– Non mon Seigneur, j’essaie de raisonner ma réponse.

– Alayone, vous ne vous jetez pas du haut de Notre Dame, il n’y a pas de réflexion à imaginer, qu'est-il de si inavouable ?

– J’ai lu un ouvrage placé sur les hautes étagères.

– De quel écrit s’agissait-il ?

– D’une histoire de Crestiens de Troies qui parlait du Saint Graal.

– Et qu’en avez-vous pensé ?

– Que je n’entends rien aux choses de l’amour mon Seigneur.

– Ma petite fille, vous êtes bien jeune pour ces réflexions. Cet ouvrage, placé si haut est d’une très grande valeur. Je le garde simplement parce qu’il a été écrit il y a bien longtemps par un poète renommé. Il n’a pas vocation à être lu dans cette bibliothèque. Il y reste endormi car son prix est inestimable. Je vous demande donc d’en prendre grand soin sans y porter un regard autre que sur la couverture. Puis-je espérer votre obéissance ?

– Oui mon Seigneur, je ferai comme il vous sera agréable. Je suis tant tourmentée, puis-je espérer votre pardon ?

– Dieu vous a déjà pardonné mon enfant et je garderai foi en vous. Avez-vous d’autres mauvais faits à m’avouer ?

– Non mon Seigneur, céans, je n’en vois plus.

– Que notre Divin Créateur vous montre sa miséricorde. Par la Sainte Trinité et par notre Vénérable Église Catholique, qu’il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés.

– Merci mon Seigneur je vous rends grâce ainsi qu’à notre Divin Maître. »

Amen

 

13aout 1480

 

Prière

 

 

 

Vrai Dieu, souverain Roi des rois, de par la pitié supernelle.

Seigneur Dieu, que cette confession a été éprouvante ! Que m’infligez-vous un tel supplice que celui d’avoir heurté à notre bon évêque. Je sais qu’il m’a pardonné, mais comment vivre avec cette repentance ? De surcroît, je ne lui ai pas tout avoué et je sens qu’il l’a pressenti. Comment pourrai-je lui dissimuler plus longtemps mon attachement pour le Moine Guillaume. Il est mon seul ami et je crains qu’il ne m’en sépare.

Je sais que le Seigneur de Saint Géran a des projets pour ma vie future, la lecture qu’il m’a donné à étudier n’est pas inattendue. Bien que je vous sois dévouée Dieu miséricordieux, je ne souhaite pas quitter ce château si providentiel. Tout ici n’est que douceur.

Oh Divin Seigneur, venez à mon aide et libérez-moi de toutes ces turpitudes. Pourquoi ai-je lu ce livre impie ?

Au sortir de la confession, je courus voir mon père tant je me sentais perdue. Il n’y a que dans ses bras que je puisse laisser échapper mes flots de larmes. Après notre étreinte il m’a longuement regardé, attendant que je lui fasse part de ce qui rendait mon cœur lourd. Devant mon silence, il m’a montré la gargouille qu’il était occupé à tailler. Elle était bien singulière. Mon père me dit :

« Voyez-vous ma fille, cette sculpture pourrait paraître malséante. De cette gargouille s’échappera la pluie des toitures de Notre Dame. Elle représente une femme qui fait de l’eau. (1)

– Grand Dieu ! Cette conception sur un lieu saint ? Mon père, vous n’y songez pas ?

– Quoi de plus naturel ? Pourquoi devrions-nous censurer nos besoins primaires ? Sans eux point d’existence possible. Nous ne pouvons demeurer sans nourriture, sans boisson, sans vêtement parce que notre peau est ainsi faite, nous ne pouvons être également sans amour. Mais regardez bien ma fille, ses chemises ne sont relevées qu’au-dessus des genoux, il faut tout de même faire attention à ce que nous fixons sur les murs de ce vénérable monument. Puis il se mit à rire.

– Père, j’entends ce que vous dites. Mais pouvons-nous demeurer uniquement dans l’amour de Dieu ?

– Certains le peuvent, certains le peuvent. Ceci, vous ne pouvez le lire que dans votre cœur. Mais je pense tout de même que Dieu a créé l’homme puis la femme dans le but que l’un ne puisse vivre sans l’autre. »

Il serait donc naturel d’aimer…

De retour dans la cour du château, Grizzly se tenait là. Cette bête semblait avoir lui aussi compris mon désappointement. La plupart du temps il s’attelle à sa tâche sans faillir. Depuis sa présence, nous n’avons plus de rat dans les écuries. Je le rencontre que fortuitement, mais chance est que c’est maintes fois dans des moments particuliers où sa présence me réconforte. Je le croise lorsque j’ai besoin confier un secret à quelqu’un, des choses qu’il me serait difficile de vous dire.

Dieu qui êtes en Trinité, aidez-moi à lutter contre la tentation.

Amen

 

24août 1480

 

 

Prière

 

 

Vrai Dieu, souverain Roi des rois, de par la pitié supernelle.

Jusqu’à ce jour, je me suis tenue sage et ai marché dans vos pas. Mais lorsque le soleil était au plus haut, le Moine Guillaume m’a demandé de venir le rejoindre dans la bibliothèque. Il avait entre les mains un ouvrage que je n’avais encore point vu.

« Le Seigneur Évêque de Chalons est en joie aujourd’hui, savez-vous pourquoi chère Alayone ?

– Que nénie Frère Guillaume, vous m’intriguez, dites-moi prestement !

– Il m’a demandé de ranger cet ouvrage qu’il vient d’acquérir à très haut prix.

– De grâce, montrez-le-moi céans !

– Non jeune fille, il vous est interdit de le regarder.

– Mais quelle en est la raison ? Et pourquoi me tenter alors ?

– Il se doit trouver tout en haut de la bibliothèque.

– Quelle frustration, en mon âme, pouvez-vous au moins m’en dévoiler le sujet ?

– Certes, je le puis.

– Allez, faites vite mon ami !

– Il s’agit ‘Du roi Marc et d’Yseult la blonde’

– Mais qu’est-ce donc que cet ouvrage ?

– Un écrit sur l’amour vrai jeune Damoiselle, de notre cher Crestiens de Troies.

– Montrez, mais montrez donc. Dis-je d’un ton suppliant.

– Je ne puis, vous avez fait le serment de ne plus désobéir au Comte de Chalons. Vous êtes d’éhontée par ma vie, ne retournez pas dans l’égarement.

– Si fait. Je perds la raison. Je ne trahirai plus notre bon évêque. »

Il prit l’échelle et le plaça sur l’étagère à côté du conte sur le Graal. Avant de descendre, il m’a regardé d’un air mutin. Ce Moine Guillaume me tuera par ses sournoiseries. Mais pourquoi a-t-il fallu que cet ouvrage arrive si tardivement ?

Le Diable me tente Père Céleste. C’est une lutte acharnée qui se joue chaque jour que vous me prêtez.

Dieu qui êtes en Trinité, me mettez-vous à l’épreuve ?

Amen

 

© Le roman a fait l'objet d'une procédure de protection des droits d'auteur auprès de l'INPI 

Episode 4 crestien de troie

Illustration : Sandra GADRET


(1) Cette gargouille existe. Elle se trouve sur le troisième pilier boutant de Notre Dame de l’Epine (Retour à la lecture)

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Commentaires (2)

mlkonig
Bonsoir Misslou,

La chasse aux sorcières est intimement liée à la religion et il est important de bien peindre les détails avant d’entrer dans le vif du sujet. Je souhaite représenter un tableau réaliste et non impressionniste. Il y a beaucoup de prières, mais rassurez-vous, cela ne va pas tarder à changer. Cet épisode est peut-être un peu lourd, mais il est important qu’il le soit afin que le lecteur comprenne bien le rôle qu’avait l’inquisition catholique dans le génocide féminin qui suivra à partir de 1486/87. Malgré tout, je souhaite montrer que tous n’étaient pas des bourreaux et que la plupart des religieux respectaient la nature humaine. Bientôt vous entendrez plusieurs sons de cloches, des petites histoires dans la grande histoire. En ce qui concerne le rythme je vous expliquerai également celui que je choisis, en dents de scie... Merci pour votre implication dans mon histoire. Je pense que la suite vous plaira mieux. Bonne soirée. Marie-Laure
misslou
  • 2. misslou | 29/03/2017
L'histoire prend une direction, est-ce que ce seront ses lectures qui écarteront Alayone du droit chemin ? Pour l'instant un peu trop de prières et dans ces textes, une dose un peu forte de religion pour moi ! J'attends que la sorcellerie apparaisse ... On s'habitue aux tournures moyenâgeuses et il faudrait veiller, il me semble à casser ce rythme prières, journal, dialogue, prière, qui peut amener un peu de lassitude. Alayaone a 10 ans, pour la suite on espère qu'elle va commencer sa vie, sortir un peu du château et la bibliothèque. De nouveaux personnages seraient bienvenus. Et puis l'élément qui va bousculer un peu tout ça... A mercredi pour la suite...

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