Roman partagé - Hiver 1482 / Mon conseil : lire à haute voix et réécrire 20 fois

Bonjour,

Arrivée d’un nouveau personnage : le narrateur, qui comme vous le verrez est improbable et surprenant.

Celui qui raconte l’histoire va donner une autre dimension au roman. L’œil extérieur, l’œil qui dit la vérité, l’œil qui juge sans retenue...

Conseil en écriture : lire à haute voix et réécrire 20 fois.

Bonne lecture et n'hésitez pas à publier vos commentaires.

Marie-Laure

Episode 10

Lire uniquement le roman – Page 10

MA DÉMARCHE - MES CONSEILS - Mon conseil en écriture d'aujourd'hui : Lire à haute voix et réécrire 20 fois

Lire à haute voix et réécrire 20 fois

Quand j’écris, c’est pratiquement toujours le matin. J’écris sans me soucier des tournures de phrases, des fautes, des répétitions… J’écris ce que me dicte ma pensée. Ensuite, je « mets au propre ». Je réécris en cherchant les bons mots, des tournures plus appropriées. Pour les répétitions, je surligne les mots de même racine. Si les couleurs sont trop rapprochées, il faut que je change.

Souvent, je m’aperçois que je suis trop rapide, alors je fais durer le plaisir en intercalant de nouvelles phrases. Parfois c’est le contraire, donc je taille dans la masse.

Dès que je pense que le résultat est satisfaisant, je lis mon histoire à haute voix et je m’enregistre. Puis j’écoute ma voix (j’ai fini pas m’y faire avec l’histoire de la chevalière des brigades rouges) et cela me permet d’analyser le même texte sous un angle différent. 

Cette technique facilite la recherche des passages qui ne sont pas fonctionnels. Souvent, c’est dans l’écoute que je trouve les bonnes expressions et que les anachronismes me sautent aux yeux. Jamais, par exemple, je ne pourrais utiliser l’expression « dérailler » ou « déjantés » les automobiles et les trains n’ayant pas encore été inventés, ni même imaginés. Mais là c’est facile, il y a des expressions pour lesquelles s’est moins évident.

Mon roman doit se lire de manière fluide tout en gardant à l’esprit l’atteinte d’un dénouement exaltant pour le lecteur. Si je commence la lecture de façon lente et que je la fini de manière rapide, c’est que j’ai eu hâte de connaître la suite… C’est aussi l’occasion parfaite l’écrit pour jeter les phrases sans intérêts.

Si aussi dans cet exercice que je re-ponctue mes passages. Si je suis à bout de souffle c’est que quelque chose ne va pas.

Et au bout du compte, je m’aperçois que j’ai relu mon texte au moins 20 fois et corrigé à chaque fois. Sans doute le sera-t-il encore avant sa publication...

(Retrouvez quelques documents et illustrations de recherche sur le compte pinterest du site Pinterest)

Le roman

« Car elles (les sorcières) soulèvent des tempêtes de grêle, des tempêtes et de blessantes foudres ; provoquent la stérilité chez les hommes et les animaux ; offrent aux démons, après les avoir tués, les enfants qu'elles ne dévorent pas. Mais ce ne sont que les enfants qui n'ont pas été réincarné par le baptême, car elles ne peuvent pas dévorer ceux qui ont été baptisés, ni sans la permission de Dieu.  Par conséquent, il est raisonnable de conclure tout aussi facilement qu’elles soulèvent des tempêtes de grêle, alors elles peuvent causer la foudre et les tempêtes en mer ; il ne reste aucun doute sur tous ces points. »

Malleus Maleficarum –Heinrich Kramer ou nommé Institoris - 1486

 

H

iver 1482

 

 

 

 

 

Je suis celui qui voit tout, je me déplace sans un bruit, je suis le solitaire qui vous observe, vous surveille, vous épie. Vous avez peur de moi, car il semblerait que je porte malheur. Ici les saintes croyances sont intimement liées aux superstitions. Rien de ce qui vous arrive ne peut être de faute divine, il vous faut donc trouver la cause ailleurs, un autre coupable.

Je vous connais tous, je sais tout de vous. J’ai appris depuis longtemps à me débrouiller seul, vos coups de fourches et de pieds ont anéanti tout espoir de gagner votre affection, vous ne soulagerez pas non plus ma faim.

Les hommes sont des êtres surprenants, doués d’intelligence, mais usant plus facilement de leur bêtise. Je vous connais, je vous déchiffre et je sais ce vers quoi vous aller doucement.

Cet hiver est rude, d’après vos dires, il y a bien longtemps qu’il n’y en eut d’aussi terrible. Je veux bien vous croire, la glace colle à mes coussinets et me les brûle. Sans ma petite maîtresse, j’aurai grand-peine à me nourrir.

Après les chenilles qui ont décimé les récoltes, les grosses eaux qui firent déborder les rivières et ennoyer certaines habitations, les semences ont pourri dans les moulins et les celliers. Le vin s’est gâté et même les rats se sont noyés.

Puis vient le tour de l’hiver de vous apporter son flot de douleurs. L’image est pourtant belle, les givres de cristal illuminent les forêts, mais c’est la froidure qui retient vos âmes plus que ce que peuvent voir vos yeux.

Les cours d’eau qui regorgeaient de leur lit au printemps se trouvent pris maintenant dans la glace. Les villageois attendent des charrettes de denrées qui ne peuvent plus passer. Par ailleurs, eux même ne sortent plus jusqu’à la ville de peur de se retrouver raides sur le bord des routes.

Un courageux voyageur a indiqué à l’évêque qu’il serait sage de repousser son départ. Il lui signifia qu'à Paris, certains ponts se sont rompus tant les glaces furent épaisses et solides.

Les paysans se lamentent, le froid risque fort de provoquer la stérilité des blés, les pieds des vignes et des arbres fruitiers cuisent sous le gel. Que va-t-il leur rester sans leur précieux pain et sans l’ivresse de leur vin ?

Des enfançons sont morts dans leurs berceaux sans que l'Évêque ne pût les baptiser. Quand la douleur s’en mêle, on oublie que la force de la nature réside dans la nature elle-même. Dieu n’est jamais remis en cause, ils en sont trop effrayés, d’ailleurs, ils n’y songent même pas. Mais ils veulent un coupable, ils ne sont que pécheurs non repentis, la source est dans le mal lui-même. Ils cherchent une réponse aux mauvais coups du sort.

Aussi quelques langues vipérines se délient, aidées des nouvelles croyances. Les mots des uns viennent en réponse aux pensées naissantes des plus sots et nourrissent des idées farfelues. Sans danger aujourd'hui, ces concepts novateurs pourraient bien les mener vers des périodes de troubles et de désastres où la nature n’aurait plus sa part de responsabilité. Les craintes inexpliquées conduisant à la haine imbécile, ils pourraient bien se retrouver au fond d’un abîme qu’ils auraient gentiment creusé.

Ils ont faim, ils ont froid et ils meurent : quelque chose porte malheur. Me voici prévenu.

Je dois faire très attention et carrer mes pattes ailleurs, être encore plus transparent, devenir un courant d’air, me transformer en rien, invisible. Je cherche l’ombre pour m’y fondre, pour disparaître. D’après eux, j’ai toute puissance, plus grande que celle de Dieu, j’ai surtout celle du démon puisque je suis son animal. Pourtant je ne suis qu’une misérable bête. Je ne suis pas un nuisible, bien au contraire, je vous débarrasse des rongeurs. Je vis tranquillement sans contraindre personne, je suis un solitaire qui demande peu d’affection. Les quelques gentillesses de ma maîtresse suffisent à mon bonheur. Je lui apporte quelques présents de temps à autre pour la remercier de son amour. Il est vrai que je l’aime aussi beaucoup. Aurais-je finalement un cœur ? Voyez, Hommes, je suis doué de sentiments, et même, d'émotions honorables, je ne suis pas un serviteur du Diable, un suppôt de Satan, un être maléfique jouet du démon. Je ne suis qu’un chat, et pour mon malheur, je suis noir d’ébène.

 

18

février 1483

Alayone sur la tombe de sa mère

 

 

 

 

Ma mère vous qui n’avez plus à souffrir du chaud ou du froid je vous envie grandement. L’hiver perdure, l’indisposition du temps donne des routes impraticables, tellement empirées qu’on ne peut y charroyer. Le redoux a rendu les chemins fangeux, lacaceux (1), et fondus. Notre village s'est isolé et le manque de vivres commence à se faire sentir. Je n’ai pu faire de plaque depuis décembre, et trouve de nouvelles occupations bien malgré moi.

Notre bon Évêque qui se voit devoir passer ces temps hostiles avec nous, offre aide et soutien aux paysans. Ces derniers rendent grâce à Dieu d’empêcher son retour sur Paris. Chaque jour, j’œuvre en cuisine avec les autres servantes du comte de Chalons pour faire préparer des soupes, ceci me change de mes écritoires. Nous y ajoutons des amandes et des légumes secs pour y donner plus de consistances. Malheureusement le pain vient à manquer, et nous n’avons plus le bonheur de connaître les bouillies sur le tranchoir. Même le lard, le suif et le saindoux nous font défaut. Il nous restait un peu de beurre, mais le redoux du mois dernier l’a fait rancir.

Une fois je suis allée dans le baille pour y servir leurs repas aux pauvres malheureux affamés, mais l’évêque de Chalons m’a gentiment congédié, prétextant qu'il craignit que cette tâche ne me rende souffreteuse. Pourtant, venir en aide est un devoir chrétien, mon insistance n'a eu aucune prise sur sa décision. Et j'ai bien vu le regard des villageois. Heureux de recevoir leur pitance, mais effrayé de qui leurs la donna.

Oh, ma mère, il est vrai que je fus fort attristée ce jour-là. J’aurai adoré être utile après des gents, faire preuve de charité, les aider alors que je vis comme une princesse. Dieu me donne l’occasion de pénétrer dans leur cœur mais ils ne veulent point de moi. Mais c’est surtout leur proximité qui me manque. Mon apparence et ma peau de loup ne favorisent pas les obligeances sociales, mais je n’arrive pas à me séparer de mon ami. Et puis ce vêtement me protège tellement bien de la froidure.

Les plus à plaindre sont les ouvriers du chantier de Notre Dame qui ont dû arrêter l’ouvrage, après les doigts glacés, le regel les oblige à patauger dans la boue. Aucun salaire ne leur sera versé durant ce temps et leur hébergement rudimentaire ne garde aucune chaleur. Un feu à prit dû à l’imprudence de l’un deux. La graisse et le suif dont il arrosait son repas se sont étanchés sur la paille de son logis. L’embrassement s'est propagé sur d’autres baraques. Apprenant cela, mon Seigneur le Comte les a fait installer à l’orangerie où les vivres se sont de toute façon raréfiés. Ils profitent ainsi également des soupes du château. Seulement une, aux nones. Mon père, bien qu’il puisse occuper ma chambre, continue de rester avec ceux-là la semaine, il ne souhaite en rien changer ses habitudes, puis il estime n’avoir aucun mérite supplémentaire que ces compagnons pour profiter de plus d’égard. Puisqu’il ne travaille pas, il fait vœu d'être logé à la même enseigne que les autres ouvriers. Tous espèrent que le redoux va enfin faire place à une saison convenable et qu’ils puissent reprendre leur labeur rapidement. De nouveaux artisans seront à prévoir par le malheur de ceux qui n’ont pas survécu à cette période.

Tout ce souci occupe grandement l’esprit de mon bon évêque qui en a oublié pour un temps ses desseins à mon égard. J’avoue que ceci me soulage, car je n’entrevois plus la parole de Dieu. Par ce fait, je suis heureuse que notre relation se tourne vers d’autres préoccupations. C’est un homme tellement bon et doux, en sa proximité nous oublierions presque la misère qui nous entoure, avec lui, nous sommes en paix.

Ce qui me rend sereine également est de ne plus voir le Chanoine Richard qui reste confiné dans l’Abbaye. De ce que j’ai pu en entendre, les moines sont mieux servis de nous, au cœur de la ville, les gens semblent moins souffrir de famine. Mais c’est la saleté qui y est inquiétante. Avec le redoux, les eaux croupies s’installent délayant les déjections humaines et animales. Les abattoirs y jettent leurs sangs et ventrailles, les tanneurs et fabricants de draps y déversent de l’alun. Sans oublier l’urine que conservent les artisans qui travaillent le textile (2). Des trous punais se sont naturellement établis à divers endroits de la ville. C’est la puanteur qui est insoutenable pour les habitants de Chalons et l’on craint l’arrivée de maladies, certains même parlent de la peste sans la nommer.

 

14

mars 1483

Alayone sur la tombe de sa mère

 

 

 

 

Bien le bon jour, ma Mère. Les paysans semblent inquiets. La terre a gelé si fort cet hiver que l’eau n’a pu passer au travers. De grandes ravines se sont formées rendant le travail fort difficile. Ils prient Dieu que le blé tendre du printemps puisse nous donner notre pain de cet été, car ils ne croient plus aux semences de l’automne. Mais les premiers rayons de soleil leur offrent bon espoir et ils se sont remis au travail. Ils ne sont pas les seuls, mon père également a repris ses outils pour le chantier de Notre Dame, il avait grand-hâte. Mais c’est que le Chanoine Richard est réapparu, lui aussi.

J’en aurais été contrarié s’il n’avait pas porté avec lui un présent pour moi. Un petit âne du nom de « Étoupe ». Lorsque je le vis arrivé sur à cheval de cet animal, j’ai beaucoup ri. L’évêque qui se tenait là me manda de cesser sans trop de conviction. Je pense que de me percevoir en joie lui réchauffait le cœur. Ils formaient tous deux un couple fort grotesque, l’homme d’Église était petit et tassé sur le dos d’une bête qui semblait aussi vinifiée que lui. L’âne avait la démarche qui portait à gauche puis à droite, puis à gauche. Du moment où je l’aperçus à celui où il se trouva devant à moi, il s’est passé au moins le temps d’une messe. La bourrique s’arrêtait et le Chanoine effectuait de petits sauts en tapant son flanc de coups de talons. Nous entendions les cris de l’un et de l’autre depuis l’endroit où nous nous trouvions. J’attendais le moment où, excédé, l’animal aurait mis à terre son cavalier, mais il ne me fit pas ce plaisir.

Arrivé à son but, le Chanoine descendit prestement et me tendit la bride :

« Tiens, je t’en fais cadeau, je te serai grand gré si tu l’emportes au loin. Et que l’on ne me parle plus de cette foutre de bête. J’ai dû rompre en visière pour me soir (3) dessus et séant je n’ai plus de fessier. Par sa malice, j’ai mis plus de temps à venir sur son dos que je ne l'aurais fait à pied. C’est comme cela que je repartirai, Par Dieu, j’userai mes sandales et pas mon froc.

– Bien le bon jour Chanoine Richard, et recevez mon grand merci pour le spectacle dont vous venez de me réjouir. Mais je ne sais que faire de cet âne.

– Portez-moi respect Damoiselle, ou j’abuserai des droits de mon office, dit le chanoine en la gratifiant d’une œillade. Chaussez les éperons vitement avant que j’aie le temps de prendre son seil (4) à cette bourrique. Vous cognoissant (5) pas, je vous aurai courroucée plus vivement. Mais votre sourire vient de m'aider à oublier ces quelques lieues dignes d’un pénitent. J’en remercie cet “Étoupe” de malheur.

–  M’apportez-vous de l’ouvrage ?

–  Si fait, tout est dans les sacoches. Mais je vous laisse aller, je dois d’abord m’entretenir avec notre très révérant père en Dieu ».

Et c’est ainsi que la vie va reprendre au château. Notre bon évêque va s’en retourner sur Paris, je vais de nouveau m'attabler à mes pages, comme il m’en a conjuré, et revenir à l’entretien de la bibliothèque ainsi que mes prières en toute bonne foi. La misère des pauvres gens de cet hiver a atténué la mienne. M’occuper d’eux m’a fait oublier ma personne et même si je sais que je ne pourrais plus reprendre une vie normale, je commence à m’y accommoder. En évitant les regards, cloîtrés dans le château avec ceux qui ont l’habitude de me croiser, Dame Cunégonde et la guérisseuse qui me donnent traitements bien plus efficaces que Sieur Augustin. Je me sens doucement revivre.

 

30

mars 1483

Alayone sur la tombe de sa mère

 

 

 

 

Ma mère, notre bon Évêque vient de repartir. J’ai vécu grâce à lui quelques mois de repos, mais le mensonge est devenu ma seconde nature.

J’ai fait bonne figure, je suis allée aux offices, je suis allée à la chapelle faisant semblant de prier Dieu et ai même confessé quelques petits écarts.

Je visite mon père de temps à autre sur le chantier de notre Dame. Je m'y rends avec mon vaillant Étoupe qui finalement se trouve être une brave bête. Si on sait l’écouter, il nous le revaut en gentillesse. Mon père est toujours ravi de me voir, mon arrivée d’aujourd’hui l’a même fait sourire, je pense qu’Étoupe y est pour beaucoup. Ses plus grandes joies, ils les trouvent lorsqu'il me décrit ses gouttières. Et bien qu’il me semble aller mieux, ses sculptures sont toujours aussi perturbées.

Il vient de tailler une sorte de chèvre aux mamelles disproportionnées qui dégorge une petite figure d’homme, qui, sortant de sa gueule, la tient par les oreilles en faisant une affreuse grimace.

« Père, que représente cette gargouille ?

–  La chèvre est en colère après cet homme, il a voulu lui prendre son lait. Mais s’accroche malgré tout à elle.

–  Pourquoi ne veut-elle pas lui donner de lait ?

–  Elle pense qu’il ne le mérite pas. Et puis elle a mal aux oreilles.

–  Pourquoi fait-il une grimace si épouvantable ?

–  Il a faim, s’il n’a pas de lait, il ne vivra pas.

–  Il n’y a donc pas d’issue pour lui ?

–  S’il lui lâche les oreilles, elle n’aura plus mal et elle pourra entendre ce qu’il a à lui dire. Et peut-être qu’elle lui accordera de nouveau de la nourriture.

–  Qu’est la morale de tout cela ?

–  On n’obtient rien par la douleur ou la violence. Parfois il faut savoir se poser et écouter, les réponses viendront d’elle-même ».

Maintenant que mon bon Évêque vient de partir, je dois céder à l’aura de paix qu’il laisse derrière lui. Je dois observer et prêter attention à mes semblables et réapprendre à ne pas juger et vivre avec mes fardeaux.

Le moine Guillaume était resté à Paris. D’abord déçue, je fus reconnaissante à notre Évêque de ne pas l’avoir convié au château. Je n’aurai pas su quoi faire ni même quoi dire. La colère commence à laisser place au manque et le manque à un lointain souvenir. La vie est ainsi faite, qu’à la fin on oublie.

 

© Le roman a fait l'objet d'une procédure de protection des droits d'auteur auprès de l'INPI 

Chapitre 10 hiver 1482

Illustration : Sandra GADRET

 


 

  1. Boueux  (Retour à la lecture)
  2. L’urine ainsi que la fiente de poule et les excréments de chiens étaient très utilisés comme nettoyage de la laine et des fibres textiles. (Retour à la lecture)
  3. Rompre en visière : attaquer de face (Retour à la lecture)
  4. Seil : destruction (Retour à la lecture)
  5. Vous connaissant (Retour à la lecture)

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Commentaires (1)

misslou
  • 1. misslou | 10/05/2017
Merci de nous faire partager les secrets de fabrication, lecture, relecture, enregistrement, utilisés pour créer un texte. Chaque auteur a sans doute sa façon de faire. L'atout principal dans un texte étant la fluidité, comme cela est noté. Fluide. Que rien n'accroche, ni les sonorités, ni les lourdeurs, ni une formulation pas suffisamment claire, qui peut nous perdre et nous empêche de continuer facilement.

On sent que dans ce texte, grâce à une solide documentation, beaucoup d'informations sur l'époque viennent étoffer le décor et l'entourage d'Alayone. Tous les détails sur le travail des uns et des autres, le froid et ses conséquences sur la vie des gens, les odeurs même. Mais au détriment de l'histoire peut-être. Le lecteur s'impatiente...! Je pensais que défigurée, hélas, portant sa peau de loup et pour cela rejetée par les autres, Alayone allait se marginalisée, couper avec son ancienne vie et qu'on amorçait sa progression vers une situation nouvelle où apparaitrait petit à petit la sorcellerie ... mais nous sommes toujours au château et la vie suit son cours.

J'ai néanmoins bien apprécié le début sous forme de devinette ! J'ai pensé que ce premier narrateur était le diable en personne !! mais lorsque ses coussinets ont été décrits, j'hésitais entre un loup et un chat, un chat noir,en effet ! A mercredi.

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