Roman partagé - Les rencontres / Mon conseil : Le roman épistolaire

Bonjour,

Aujourd'hui nous allons découvrir comment se sont rencontrés les deux principaux protagonistes de mon histoire.

Les traits de caractère d'Alayone vont se confirmer...

Mes conseils d'aujourd'hui toucheront le roman épistolaire et les rencontres.

N'hésitez pas à poster des commentaires.

Marie-Laure

Episode 3 la rencontre

Lire uniquement le roman – Page 3

MA DÉMARCHE - MES CONSEILS - Mon conseil en écriture d'aujourd'hui : un roman épistolaire

Pourquoi un roman épistolaire ?

Je souhaitais que notre héroïne ait un rapport presque fusionnel avec Dieu. Je souhaitais également que l’on puisse voir qu’elle lui parle directement. A cette époque, prier sans passer par la confession ou demander au prête de le faire pour nous était très mal jugé. C’est un moyen qu’avait trouvé l’église pour s’immiscer un peu plus dans la vie des gens.

« La confession a été inventée en 1215 dans le but de connaître les plus secrètes pensées des religieuses sur lesquelles les hommes voulaient exercer leur empire ; on sent tout ce qui devait en résulter de confidences amoureuses. De là, elle se répandit dans le monde » - L'ère de vérité : histoire de la pensée humaine et de l'évolution morale de l'humanité à travers les âges et chez tous ; C.RENOOZ ; éditions MARCEL GIARD ; 1934

Un roman épistolaire me permet beaucoup de choses. Il me permettra de lire directement dans le cœur de notre héroïne, Alayone (je ne vous l’avais pas encore révélé. C’est un prénom moyenâgeux.). Les romans épistolaires sont en général très intimistes, on peut donc s’étendre sur les sentiments, les ressentis.

Cela permettra également d’y inclure des courriers de l’évêque, directives des hautes cours catholiques, des correspondances…

Aussi, il arrivera beaucoup de choses désagréables à Alayone, et je ne souhaite pas faire de ce roman quelque chose de glauque, ni entrer dans le voyeurisme. Dans ses prière, elle devra avoir de la retenu, tout ne pourra être dit à cause de la pudeur mais aussi parce que l’on suppose que Dieu à tout vu.

Cette jeune fille, très pieuse, entourée d’un évêque prévenant ne comprendra pas pourquoi Dieu l’a abandonné à certains moments de sa vie, j’ai donc imaginé également des phases de bouderies.

Un roman épistolaire permet également d’avoir plusieurs points de vu sur un sujet donné sans confrontations entre les personnages.

Les rencontres

Les rencontres entre les personnages important du roman sont des passages à soigner s’il s’agit de rencontre entre personnages principaux.

Le fait important étant la rencontre, il faut veiller à ne pas s’embarrasser de détails inutiles mais au contraire mettre du dynamisme sur ce moment. Le mieux est de jouer avec les contrastes, sur les éléments qui différencient les personnages. Pourquoi c’est deux là se sont rencontrés ? Où l’auteur veut nous emmener ?

Les rencontres peuvent également permettre d’en connaître un peu plus sur le caractère d’un personnage. Les différents rôles se mélangeant dans un contexte, permettront au lecteur de se plonger doucement dans l’histoire.

Et voici donc deux nouveaux personnages importants…

L’imprimerie

Je vais beaucoup parler d’imprimerie. Ce sera un sujet clé de mon histoire. Avec l’arrivée de l’imprimerie, les esprits se sont ouverts pour le meilleur et pour le pire…

C’est vers 1440 qu’apparurent les premiers exemplaires de livres imprimés en Europe. Une grande partie des temps moyenâgeux ne se percevait qu’au travers des livres manuscrits enluminés incunable. Le château de Chantilly en dispose d’une grande collection dont le plus célèbre est les Très Riches Heures du duc de Berry.

Donc, l’imprimerie à libéré l’expression et grâce au progrès de la petite métallurgie et du développement du papier, au fil des années 1460-1480, 15 à 20 millions de livres ont été imprimés.

La grande date restant 1455 où fut imprimée la célèbre bible de Gutenberg connue sous le nom de « Bible de Mayence ».

Les livres sont plus nombreux, moins chers, moins encombrant, plus faciles à consulter et à transporter. Notez bien ceci car cela aura une grande importance vers la fin de mon roman.

(Retrouvez quelques documents et illustrations de recherche sur le compte pinterest du site Pinterest)

Le roman

19

juillet 1480

 

 

Prière

 

Vrai Dieu, souverain Roi des rois, de par la pitié supernelle.

Voici deux belles années que je suis au service de notre bon Évêque de Chalons. Mon travail de servante m’est aisé et agréable, car il faut bien dire que Messire de Saint Géran ne me tue pas à la besogne. Peut-être craint-il que je ne m’assombrisse rapidement comme ma mère. Il préfère en tout lieu m’instruire et sa bibliothèque regorge de tant de magnificences.

Pouviez-vous contempler toutes ces enluminures, et pour la plupart d’entre elles, façonnées pour votre gloire ! Elles sont si bien produites et elles apportent tant de vie aux ouvrages, bien plus que tous ces nouveaux livres imprimés, mornes et sans âme. Aucun rouge chatoyant ni de dorures avec ces récents procédés. Que des caractères monochromes et très mal alignés. Certes, il profite à plus de gents d’en avoir la lecture, mais ils n’ont rien de comparable aux véritables trésors dont regorge la bibliothèque de Messire Geoffroy. Cet endroit est si chaleureux et somptueux, c’est une telle chance que de pouvoir lire, toucher ou même regarder d’en bas tous ces alignements d’ouvrages.

L’odeur douçâtre du parchemin finement travaillé et des encres de cinabre, de céruse et de minium. Les reliures de peau parfument les lieux en de notes musquées qui vous tourmentent l’esprit de si charmante façon. Les essences des étagères de chêne libèrent de subtiles arômes de sous bois.

C’est la salle la plus chauffée du château, les ouvrages ne devant pas prendre l’humidité, pourtant quelques odeurs tiédies d’humus peuvent paraître presque imperceptibles.

La pièce est sombre, c’est par-dessus tout lors des grosses chaleurs que l’on autorise l’ouverture en grand des fenêtres. C’est le moment de l’année que je j’aime le plus, celui où tous ces petits diamants prennent vie en s’illuminant aux rayons du soleil. En dehors de cette période, uniquement quelques bougies font danser leur lumière sur nos lectures. Pour mon plus grand bonheur, je suis la seule personne autorisée à pénétrer en ce lieu. Mon travail de servante résidant essentiellement dans l’entretien de la bibliothèque. Ce geste de confiance un tel honneur ! Seigneur Dieu, jamais je ne vous remercierai suffisamment pour ce que vous m’offrez : l’amitié sincère de notre bon Évêque.

Chaque jour que vous avez la charité de me prêter, je prends les ouvrages un a un et les libère avec un grand respect de leur poussière. De temps à autre, lorsqu’un recueil m’attire, j’en parcours quelques pages. Souvent je le déchiffre dans son entier. Les lectures que je choisis à ces moments-là me sont pour la plupart défendues par le Vénérable de Saint Géran, surtout celles disposées sur les étagères les plus hautes. Mais de cela, je ne me confesse jamais, sauf à vous, Seigneur Dieu. Notre bon Évêque serait si désappointé de connaître ma désobéissance et j’ai peur qu’il ne m’autorise plus l’accès à la bibliothèque s’il en avait la clarté.

Lorsque je me suis minutieusement occupée de tous les diaconium, passionnaires et autres missels, je recommence mon ouvrage sur la première étagère. Les murs sont si élevés et je vous rends grâce de ne jamais me laisser choir du haut de mon échelle. Il peut se passer une semaine entre l’époussetage du premier livre et celui du dernier, ceci dépend beaucoup aussi du nombre d’incunables que j’aurai parcouru.

Seigneur Dieu, je me surprends à vous expliquer ce que, sans doute, vous savez déjà. Mais ce lieu, avec celui de la Sainte Chapelle du château où je vous prie chaque jour aux sextes et aux vêpres, est celui où il me plaît le plus de séjourner. Si ce château n’appartenait pas à Messire le Comte de Chalons, j’en arriverais presque à penser que cet endroit me serait miens.

Mais j’ai autre chose à vous confier aujourd’hui en prière. Ce que je viens de vous conter est important pour votre compréhension des faits qui se sont produit ce jour.

Notre bon Évêque s’est mis en tête d’installer un laboratoire d’imprimerie à l’Abbaye de Toussaint de Chalons (1), occupée par des moines bénédictins, en place de leur atelier d’enluminure qui n’a plus d’autres clients que lui-même. Le matériel arrive peu à peu depuis quelques jours ! Les ouvriers ont bien de la peine pour porter toutes ces machines pesant le poids de tous les péchés des villageois de Sarry, Melette et de Chalons réunis.

Mais c’est surtout la présence de ce petit moine qui m’a bien contrarié.

Messire de Saint Géran l’a fait appeler pour graver des illustrations de certains ouvrages.

Lorsque je suis entrée ce jour dans la salle de la bibliothèque de notre bon évêque, afin de me mettre en besogne, le moinillon était présent et cherchait un grimoire particulier. Nous n’avions pas été présentés et je m’approchais de lui bien décidée à le flanquer dehors.

De quel droit était-il dans ce lieu si sacré ?

« Grand Dieu ! Que faites-vous céans ?

– Messire l’Évêque de Chalons m’a demandé de trouver un recueil de plantes médicinales. Je cherche en tous endroits, mais ne le trouve point. Tous ces ouvrages sont disposés sans ordre.

– Messire l’Évêque ne m’a pas entretenu de votre arrivée au château, je ne puis vous laisser l’accès à sa bibliothèque et vous prie de sortir avant que je ne crie au prévôt.

– Jeune damoiselle, êtes-vous la maîtresse de ces lieux pour vous autoriser à être aussi inconvenante à mon égard ?

– Que nénie Messire Moine, mais du respecté, loué et bienveillant seigneur de ce château je suis la servante et gardienne de ce lieu, et je ne vous laisserai prendre aucun ouvrage sans le consentement de mon maître Messire Geoffroy Soreau de Saint Géran, Comte et Évêque de Chalons !

– Poussez-vous donc la jeunette, poursuivit-il d’un air dédaigneux, je n’ai point de temps devant moi pour de vains bavardages avec une petite servante à peine sortie de son moïse.

– Quel affront ! Vous m’ulcérez ! De grâce partez, et Dieu fasse que ce soit de définitive manière.

– J’aurai préféré que vous me prêtiez aide. Dès que j’aurai l’ouvrage je m’en retournerai auprès notre évêque afin de lui signifier que son cerbère garde bien la porte.

– Montrez-moi du respect ! Bien que je n’aie pas trois têtes je pourrais vous mordre le jarret d’un coup de dents petit moine !

– Si fait, vous n’avez point trois fronts, mais vous en avez la gueulante ! »

En me disant cela, il n’attendit pas ma réaction et décampa d’un pas coléreux.

Seigneur Dieu, je vous avoue que j’ai pensé au crime à cet instant. Comment ai-je pu perdre tous mes sangs devant l’un de vos serviteurs. Somme toute n’avait-il pas l’air bien méchant, mais il était si orgueilleux et tant comblé d’avoir remis votre Alayone à sa basse condition. J’ai un respect incommensurable pour notre bon évêque, mon travail à ses côtés m’emplit d’une telle fierté ; m’entendre dire que je ne n’étais qu’une servante et de jeune âge de surcroit, m’a si profondément blessée.

J’ai pu très vitre m’apercevoir que j’avais dû tourmenter ce moinillon d’horrible façon lorsque je le vis aussitôt revenir avec notre évêque.

« Est-ce cela votre cerbère mon bon Guillaume ?

– Oui mon Seigneur, c’est cette jeune possédée du Diable qui a osé me courroucer.

– Comme vous y allez. Et c’est de cette damoiselle que naquit votre crainte ?

– Mais vous ne l’avez point entendu m’aboyer dessus et me menacer de morsure !

– Si fait, si fait… Alayone, dit-il à mon encontre, je vous présente le jeune Guillaume. Il vient d’entrer à l’Abbaye afin d’y être moine imprimeur et graveur. Il va reprendre l’essentiel de mes ouvrages incunables dans le but d’en faire passer des copies en presse. L’accès à ma bibliothèque, que dis-je, notre bibliothèque — formulant cela sur un ton complice — lui est permise. Je vous demanderai de lui être agréable lorsqu’il viendra quérir quelques renseignements ou ouvrages. Aussi, serez-vous bienveillante ?

– Oui mon Seigneur, maintenant que j’en suis informé, je ne lui montrerai plus mes crocs.

Puis, je fixais de nouveau le jeune moine d’un air fâché, lui signifiant par le regard que je n’en n’avais pas fini avec lui.

Notre bon évêque me sortit de mes vilaines pensées en s’adressant derechef à ma personne.

– Je souhaiterais également que vous lui présentiez vos excuses.

– Mais, mon Seigneur, je n’ai fait que vous bien servir !

– Certes mon enfant, mais même si votre geste était honorable, vous avez tout de même été inconvenante avec notre nouvel ami.

– Ce n’est pas justice mon Seigneur !

– Jeune Alayone, votre confession va être longue si vous poursuivez sur ce chemin… »

Résignée, je me suis excusée, mais Seigneur Dieu, je ne décolère pas.

Dieu qui êtes en Trinité, pouvez-vous rendre mon jugement plus sûr et mon orgueil moins mortifiant ?

Amen

 

20juillet 1480

 

 

Prière

 

 

Vrai Dieu, souverain Roi des rois, de par la pitié supernelle.

Il a été difficile pour moi ce matin de confesser mes fautes à notre bon évêque. Je ne sors que rarement de mes états de grâce et je souhaite tellement que mon Seigneur soit fier de moi. Cela aurait été moins pénible d’avouer mes péchés au petit curé de Melette, mais Messire de Saint Géran ne céderait son rôle pour rien au monde.

Le jeune moine m’a fait un cadeau aujourd’hui, un présent de réconciliation, puisque, me dit-il, nous allons très souvent nous rencontrer et il ne souhaite pas que nous restions fâchés. Il m’a avoué avoir vu mon trouble hier et être gêné de recevoir mes excuses, car, a-t-il poursuivit, il n’avait pas été très agréable non plus. Je pense plutôt qu’il a peur de moi ou qu’il essaie de me plaire afin que je lui facilite ses recherches parmi tant de livres.

Il me conta qu’au lever du jour, il trouva une portée de chatons dans le foin des chevaux. Le palfrenier voulait les occire. Pourtant les chats sont très utiles pour faire fuir les rongeurs. Le moine Guillaume l’a convaincu d’en garder un et il me l’a apporté. Comme l'animal ressemblait à un ours je l’ai appelé Grizzli, à ceci prêt que celui que je tenais fébrilement au creux de ma main n’était pas brun, mais de jayet. A priori, le garçon des écuries le voulait voir en premier noyé, car, dit-il, un chat noir apporte le malheur avec lui. Notre moine scribouillard lui aurait répondu en se moquant « Si fait, il sera donc un diable pour les rats ». Aussi m’a-t-il prévenu de le laisser dehors, encore un peu à sa mère et de ne pas exhiber que le félin m’appartenait. Je ne sais pourquoi tant de précaution, mais je lui ai tout de même fait la promesse de rester vigilante.

De tout cela je voudrais vous remercier Seigneur Dieu. Merci d’avoir mis sur mon chemin ces deux nouveaux compagnons. Et je vous rends grâce de m’avoir apporté la paix avec cet audacieux moine érudit. Je pense que nous allons bien nous entendre, mais je reste tout de même sur mes gardes. Avec lui, me semble-t-il, je pourrais parler avec beaucoup de raisons, pas comme avec les garçons du village qui sont sots. Cependant, quelque chose me gêne encore chez ce Moine Guillaume. Sans doute que ma grande colère a beaucoup de peine à disparaître. Nous verrons bien avec le temps où cela nous mènera.

Entre mon père qui me donne à réfléchir sur les faits, les gestes et ce qui nous entoure, notre bon évêque qui m’enseigne la théologie et quelques sciences approuvées par nos lois catholiques, me voici avec un jeune moine qui je l’espère, pourra m’ouvrir sur quelques autres choses dont le Comte de Chalons ne souhaite pas emplir mon esprit.

Dieu qui êtes en Trinité, merci pour toutes vos bontés ?

Amen

 

© Le roman a fait l'objet d'une procédure de protection des droits d'auteur auprès de l'INPI 

Episode 3 sandra gadret ecrivons un livre

Illustration : Sandra GADRET


(1) Un petit anachronisme bien pratique.  Au Vème siécle une église des Saint-Innocents existait en l'île au nord de Chalons,  desservie par les moines de l'ordre de Saint-Benoît. Roger II, évêque de Chalons demanda au Pape Clément II des privilèges pour la fondation d'une abbaye.  Le ban de Toussaints ou le ban de l’île était une île entourée par des bras de la Marne qui fut patiemment relevé. L'abbaye fut ruinée, incendiée en 1356. L’abbaye Toussaint de Chalons en Champagne telle que nous la connaissons aujourd’hui date du XVIè siècle. A l’heure de notre histoire elle devait être en ruine ou en reconstruction. Ainsi vous savez que tout ce qui s’y passera ne sera pas basé sur des faits historiques. (Retour à la lecture)

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Commentaires (1)

misslou
Bravo.
Mon intérêt pour Alayone ne faiblit pas et j'aime beaucoup le dialogue avec le jeune moine Guillaume, il rompt le rythme du journal et donne de la vie aux petits évènements de la vie d' Alayone. Je suis contente qu'elle aime les livres et que nous puissions ainsi voir les progrès de l'imprimerie à cette époque. Ouf ! car en lisant les conseils avant le texte on s'acheminait vers "du tout religieux" ce qui me faisait un peu peur, même si tout cela doit nous mener vers des faits de sorcellerie... notre sujet initial. Je voudrais saluer le beau graphisme noir et or de l'encadrement de Sandra Gadret, mais le dessin encadré lui, trop peu travaillé, ne va pas avec le cadre, à mon goût... A mercredi pour la suite, j'espère que nous verrons aussi les rapports d'Alayone avec son père et que nous prendrons encore un peu de temps pour découvrir, son univers, le château, les gens qui l'entourent avant que n'arrive, sans doute, l'évènement qui va déclencher le drame de cette histoire ...

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