Roman partagé - Reconquête/ Mon conseil : les blocages

Bonjour,

Comment Tristan va-t-il pouvoir reconquérir sa belle ?

Bonne lecture et n'hésitez pas à publier vos commentaires.

Marie-Laure

Episode 23 - Reconquête

Lire uniquement le roman – Page 23

MA DÉMARCHE - MES CONSEILS - Mon conseil en écriture d'aujourd'hui : Les blocages

Les blocages

J'arrive doucement à la fin de mon roman...

Jusqu'à présent ça n'a pas été vraiment difficile, car j'écrivais au fil de mes inspirations sans tenir compte de la chronologie de l'histoire. Mais voilà, j'arrive à des épisodes de transition qui sont importants, mais où le rythme est un peu lent. Tout le monde se remet d'un choc et il faut du temps. Aussi, en faut-il également pour le lecteur ? Peut-être... Mais la difficulté est tout de même de tenir notre lecteur en haleine et là, arrive quelque chose que je n'attendais pas : la sensation de chaos.

Nietzche disait "il faut avoir du chaos en soi pour pouvoir donné naissance à une étoile dansante". Merci, monsieur Nietzche, me voici bien éclairée avec votre petite étoile...

Toujours est-il que je rentre dans l'imprécis et le confus. Ceci n'est rien si on a le temps, mais si on ajoute l'impatience !

Il faut savoir que si l'on part avec l'objectif de mettre de l'ordre dans ses idées on en oublie la créativité. C'est donc le bon moment pour être comme un enfant. Explorez, expérimentez, et sortez de votre zone de confort. Allez,, pourquoi donc ne ferais-je pas un peu de poésie ?

Mais parfois, c'est à l'inverse, les excès d'idées qui bloquent la créativité. Renoncer à certaines idées est très frustrant et ceci peur donner lieu également à des blocages.

Et puis, il faut pouvoir accepter l'incomplet, l'imperfection. Attendre de soi une production de niveau professionnelle peut tuer l'élan créatif. On espère un miracle littéraire ! On peut préparer la scène en adoptant une attitude tolérante vers ce qui va en découler. Ne vous jugez pas sévèrement si vous n'êtes pas inspiré.

Donc mon conseil : laissez-vous aller à l'écriture et soyez perfectionniste uniquement au moment de la relecture. Le fait d'être limité dans le temps n'est peut-être pas un frein en soi. Ceci nous oblige à canaliser notre créativité, à aller vers l'essentiel. Si vous vous obligez à écrire au sein de limites fixes, vous vous protégerez de l'indécision et encouragerez la production d'un résultat.

(Retrouvez quelques documents et illustrations de recherche sur le compte pinterest du site Pinterest

 

Le roman

A sa Dame

Jeune, gente, plaisante et débonnaire,
Par un prier qui vaut commandement
Chargé m’avez d’une ballade faire ; 
Si l’ai faite de cœur joyeusement :
Or la veuillez recevoir doucement.
Vous y verrez, s’il vous plaît à lire,
Le mal que j’ai, combien que vraiement
J’aimasse mieux de bouche vous le dire.

Votre douceur m’a su si bien attraire
Que tout vôtre je suis entièrement,
Très désirant de vous servir et plaire,
Mais je souffre maint douloureux tourment,
Quand à mon gré je ne vous vois souvent,
Et me déplaît quand me faut vous écrire,
Car si faire se pouvait autrement,
J’aimasse mieux de bouche le vous dire.

C’est par Danger, mon cruel adversaire,
Qui m’a tenu en ses mains longuement ;
En tous mes faits je le trouve contraire,
Et plus se rit, quand plus me voit dolent ;
Si vouloie raconter pleinement
En cet écrit mon ennuyeux martyre,
Trop long serait ; pour ce, certainement
J’aimasse mieux de bouche le vous dire.

Charles d’Orléans

18juin 1487 

 

Journal de l'évêque de Chalons - Joffrey de Saint Geran - Abbé de Saint-Germain-des-Près

 

 

Le chanoine Richard vient de me livrer avoir trouvé sur son chemin Tristan de Montfort. Mon ami a été affecté par le jeune homme qui est déchiré entre l’honneur de sa famille et son attachement pour Alayone. Son père, le baron de Montfort est impérieusement opposé au moindre rapprochement entre son hoir et notre protégée. Pour vérité, je ne le souhaite guère pareillement. Une alliance entre une lignée de haut parage et une fille d’un tailleur de pierre ne saurait générer le bonheur d’Alayone, combien même elle serait adorée de son époux.

Mon ami a conseillé au jeune Tristan de chercher réconfort et vérité dans un pèlerinage à Notre-Dame de Liesse. Jeanne d’Arc, me conta-t-il, s’y est rendue. Elle y trouva force et bravoure. Cet éloignement est en effet une remarquable préconisation.

Alayone, m’a-t-il également confié, est toujours très colérée contre son jeune galant. Elle lui reproche de n’avoir rien entrepris pour la délivrance de notre pauvre Gertrude. L’absence de Tristan n’en que sera que plus bénéfique. Elle en perdra le souvenir sans coup férir.

 

30juin 1487

 

 

Le chat

 

 

 

Le chanoine Richard vient de partir, et avec, lui toute la joie qu’il avait apportée.

Alayone l’a suppliée de l’emmener avec lui :

– Je ne puis plus exister dans cette ville de mort. Mon père, permettez que je rentre avec vous à Sarry, je vous implore, si je reste céans je péris. Je mène grand duel (1) et ce n’est que souffrance que de demeurer entre ces murs alors que j’y ai tant de souvenirs de Gertrude. Elle me manque, je n’ai plus goût pour le manger et il me semble marcher dans les limbes. Mon cœur endure l’acédie, je larmoie des laudes aux matines et la nuit est angoisseuse. Je suis esseulée. Rien ne m’apporte réconfort.

– Alayone, soyez raisonnée, il vous reste encore maintes choses à découvrir ici tant de…

– Le chafaud de Montfaucon… j’en connais le nécessaire et ne suis pas à la recherche d’autres savoirs. Les murs de Paris sont imprégnés de la vilenie de ses habitants. On ne peut s’y déplacer sans s’aventurer à recevoir à tout moment un pot d’aisance et… Amaury me manque. Je vous en prie, ne me laissez pas recluse dans cette abbaye. Je n’y ai jamais trouvé bon souffle.

– L’évêque de Chalons s’occupera bien de vous, c’est promesse qu’il me fit.

– Des promesses, il en a moult, mais jamais il n’en fait preuve. Il fait fi de mes sentiments. Preuve en est que depuis la mort de Gertrude il n’est jamais paru devant moi. Pauvre Getrude, Dieu ait pitié de son âme. Elle occupe toutes mes pensées et ne peut trouver aucun repos dans les flammes.

– Soyez plus indulgente tout comme Tristan il usa de tout pour dépêtrer votre amie. Grâce à lui sa mort fut au moins douce.

– Sa mort douce ! Brûlée vive ! Vous perdez l’esprit. Ils la firent périr sur le brasier de justice pour la damnation de son âme !

– L’exécuteur des hautes œuvres s’est plié au vouloir de l’évêque. Gertrude était déjà trépassée lorsque les flammes ont dévoré son corps. Nous avons bon droit de penser que son âme est sauve.

Alayone resta silencieuse un instant face à cette nouvelle. Quelque chose de léger s’inscrit soudainement en elle. Puis elle reprit :

– Concernant Tristan, que savez-vous dont je ne sois pas au fait ?

– Il a voulu faire pression sur son père, le baron de Montfort, mais tudieu, cette buse n’est pas un sensible. Votre ami dut, a son grand dam, faire fort défaut à Gertrude. Plus il s’aheurtait et plus il vous perdait. L’espoir d’épousailles était déjà fort frêle et lorsque je me suis rendu à son hôtel particulier…

– Vous êtes allé rencontrer le Sieur de Montfort !

– Si fait, mais ce fut bref. Il m’a donné mon reste du pas de sa porte « Pas de jouvencelle sans nom, amie de fille perdue n’entrera souiller notre haute lignée ! ».

Un autre moment de silence.

– Peu me chaux, Tristan m’a déçu, il peut maintenant battre sa culpe (2), mon attachement est brisé.

– Mais que cuidiez-vous ? (3) Ce n’est pas bonne vérité. Tristan même aussi grand duel. Il prend son bâton (4) pour Liesse afin de demander la protection de la vierge noire. Il espère que ses prières pour le repos de l’âme de Gertrude soient entendues. Il implore pareillement son aide pour vous racquitter.

Alayone fut émue que Tristan entreprenne ce voyage pour la paix de sa défunte amie. Serait-ce donc qu’il en fut également attristé ?

– Gertrude est morte, mes prières n’ont point été écoutées. Seule ici je ne survivrai pas. Partez sans moi puisque je suis en dangier de l’évêque (5), mais je ne resterai pas dans cette cité maudite qui souhaite semblablement ma perte. Baisez-moi le front et allez dire à mon père que je suis saine et drue, que la vie m’est douce et mon avenir assuré. J’aurai également apprécié me recueillir sur la tombe de ma mère. Portez-lui des genêts et des aubépines, je me souviens qu’elle les adorait. Vous êtes de mes amis et je ne souhaite point de fâcherie entre-nous, votre présence est un bonheur. Soyez sans crainte, je survivrai comme je l’ai toujours fait, en ne comptant que sur moi-même.

Elle dit ceci en serrant dans son poing le médaillon contenant les cendres de Gertrude puis lui présenta son front. Il partit et elle eut immédiatement cette sensation de manque si connue de son cœur.

 

7juillet 1487

 

 

Le chat

 

 

 

Ma petite maîtresse fait piètre mine, son âme est meurtrie. Paris la révulse et elle a donc décidé de ne plus y risquer une chausse. Pour l’oubli elle passe ses journées à lire. Jusqu’alors dans sa chambre, assise à la table elle plonge sa plume dans l’encrier afin de commenter ses découvertes. Mais depuis deux jours, c’est dans les jardins de l’abbaye qu’elle s’instruit. Elle s’est prise de passion pour Hildegarde de Bingen. Deux autres ouvrages de cette auteure se trouvaient dans la bibliothèque de l’Abbé de Saint Germain : « La Physica » et « Causae et curae ». Ils lui semblaient beaucoup plus thérapeutiques. Elle les étudie avec une telle assiduité que l’évêque de Chalons la pense investie de la parole de Dieu. Il ne s’est pas encore enhardir de la visiter depuis le drame, mais il l’observe chaque jour depuis ses fenêtres. Elle s'installe dans le jardin avec les ouvrages empruntés de sa bibliothèque. Elle noircit des feuilles de papier. Il est bien aise de cet engouement soudain pour de la lecture pieuse.

Elle ne requiert plus de sortir de l’abbaye et il la voit chaque jour prendre le chemin de la chapelle de la Vierge.

Après nones, elle y rencontre frère Guillaume. Ils y sont souvent seuls, les autres paroissiens préférant prier les Saints de la grande église. Sans doute pensent-ils qu’ils y seront mieux écoutés.

Bien sûr, ni l’un ni l’autre ne se confient plus à Dieu ou à ses glorieux élus. Ils ne se disent mot, mais ils se sentent ainsi moins seuls et vivent leur recueillement et leur peine commune. Ils ne sont jamais absents pour ce rendez-vous du souvenir.

Je pense que Tristan manque à ma petite maîtresse. Chaque soir, lorsque l'abbaye dort elle monte sur la muraille et observe le pré aux clercs. Souvent elle regarde le lais qu’il lui a écrit avant son départ pour Liesse. Le parchemin est usé et auréolé. Ses yeux s’embuent à sa lecture. Ce que lui a confié le chanoine Richard le concernant l’a ému, et je sais que souvent elle y songe « Le crois-tu Grizzli ? Suis-je encore existante dans le cœur de Tristan ? Sans doute est-il le seul à se soucier aujourd’hui de l’âme de Gertrude... » Elle revit aussi chaque nuit les caresses et les baisers de son ami lointain. Même s’ils avaient été éprouvés sous le coup de la colère ils avaient été doux et recueillis avec tant de fièvre et de délit (6).

Alors je reste auprès d’elle, je me promène à moindre à distance et moins longtemps. Je dors au pied de son lit, fidèle et présent. J’aime les moments où elle se confie à moi. Elle est esseulée et n’attend plus rien d’autre que le retour de Tristan.

 

17 juillet 1487

 

Lai de Tristan à Alayone

 

 

 

 

Remis en discrétion par Filibert

De liesse je suis de retour

J’ai parcouru les bois pour votre amour

J’ai supplié la vierge d’écouter mes prières

Et d’agir en sainte justicière.

On eu dit qu’elle m’écouta

Que mon cœur triste s’allégea

En ce lieu saint, une lumière

Vint porter ce que je quière (7).

 

D’un si douloureux tourment

Je fus soulagé immédiatement

Gertrude repose en paix

Je suis persuadée de ce fait.

 

Il m’en est toutefois un autre

Dont je puis dire je suis en faute

Je ne reste plus qu’envieux

De vos doux yeux et mots gracieux.

 

J’ai demandé votre pardon

Et c’est amour en pâmoison

Que vous m’offrez pour toute réponse.

Je ne suis point homme qui renonce.

 

Je souffre de votre absence.

Je souffre de votre silence.

Mon cœur est lourd.

Le vôtre est sourd.

 

On eu dit que je perds votre amour.

 

17juillet 1487

 

Le chat

 

 

 

 

À la lecture de ces vers, Alayone trembla. Tristan était tout près d’elle, mais elle ne pouvait lui parler ni même le voir. Non parce que les murs de l’abbaye fussent infranchissables, mais par fierté. Elle serait marri de lui pardonner aussi facilement, mais surtout, de retour de terre foraine (8), elle attendait quelque chose d’un peu plus ardre (9) dans les gestes, de plus chevaleresque.

 

20juillet 1487

 

 

Bref de Tristan à Alayone

 

 

 

Remis en discrétion par Filibert

Ma Mie,

Je garde en mémoire notre première rencontre où, de vos justes mots, me souffliez un amour déclaré. Aujourd’hui, face à ma feuille, je suis esseulé. Inspirez-moi encore ce que d’agréable je dois vous dire.

Mahagné par votre silence, il me semble que la Dame de Liesse, à mes prières, n’ait point répondu. Elle dut ressentir mes doutes sur la réussite de mon entreprise concernant votre sincère affection. Aussi, afin de ma foi lui prouver, je reprends mon bâton pour une fois encor la visiter.

Jamais je n’oublierai ce jour doux et funeste où mes lèvres sur les vôtres se posèrent. J’en garde la chaleur et le goût délicieux. Je vous supplie de faire de même et d’en pardonner les brutalités ainsi que les causes.

Je reviendrais ma Mie, en notre affection je maintiens foi.

Votre dévoué Tristan 

 

 

18août 1487

 

Le chat

 

 

 

 

 

Jamais attente ne fut si longue. Alayone étudiait les ouvrages empruntés à l’abbé de Saint Germain afin d’emplir son esprit de choses pouvant lui faire oublier un moment Tristan. Elle aimait travailler la médecine de la Dame de Bigen et elle était suffisamment complexe pour que son âme ne s’évade vers d’autres futilités.

Puis Tristan est revenu. Mais cette fois sans lai ni bref. Filibert lui tendit juste un petit mot écrit de la main de Tristan sur un morceau de papier « Ma Mie, m’aimez-vous ? »

Elle se souvint alors de Crestien de Troyes et d’Iseult qui avait tant tardé à répondre au cri d’amour de son tendre. Ils finirent par mourir à quelques lieues l’un de l’autre sans avoir eu le temps ni le bonheur de se revoir.

Elle trempa sa plume dans l’encrier façonné par son père et écrit au dos du même papier : « Tenez alors votre promesse de faire de moi votre Dame ».

 

© Le roman a fait l'objet d'une procédure de protection des droits d'auteur auprès de l'INPI 

23 reconquete

Illustration : Marie-Laure KÖNIG

 

 

  1. Mener grand duel : éprouver une grande douleur. Une affliction causée par la mort de quelqu’un. (Retour à la lecture)
  2. Battre sa culpe : se frapper la poitrine en prononçant son mea culpa (Retour à la lecture)
  3. Cuidier : agiter et remuer des pensées. Croire sans fondement. (Retour à la lecture)
  4. Les pèlerins n’avaient souvent qu’une besace et un bâton surmonté d’une gourde pour effectuer leur voyage. (Retour à la lecture)
  5. Etre en dangier : être à la merci de quelqu’un (Retour à la lecture)
  6. Délit : à l’époque il s’agissait de plaisir amoureux voire de jouissance érotique (Retour à la lecture)
  7. Quière : quérir (Retour à la lecture)
  8. Terre foraine : terre étrangère (Retour à la lecture)
  9. Ardre : brûlant, passionné, vif (Retour à la lecture)

 

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Commentaires (3)

mlkonig
Non Misslou ! Ce n'est pas la fin, il reste encore 3 ou 4 épisodes. J'ai dit que c'était "bientôt" terminé, et comme vous le suggérez si bien, il y a une forte chance qu'il s'achève sur une épanadiplose... Il va arriver encore beaucoup de choses à Alayone et nous allons être en sa compagnie encore tout le mois de septembre. Et comme tout bon roman, l'histoire s'achèvera sur le mot "Fin". Ensuite une autre histoire débutera avec un autre auteur, mais je ne vous en dis pas plus...
mlkonig
Bonjours Misslou.

Et qui vous dit que ce sera Alayone qui sera accusée de sorcellerie... Il reste quatre ou cinq épisodes avant la fin du roman, et comme vous le savez (je sais que vous suivez bien tout depuis le début, et je vous en remercie une nouvelle fois) on monte doucement vers le point culminant du chapitre. Les côtes sont toujours plus longues à monter qu'à descendre... Je note aussi votre remarque d'un "narrateur" un peu plus actif. J'y avais songé. L'épisode d'aujourd'hui et celui de la semaine prochaine sont "le calme avant la tempête"... Tout ira bien vite ensuite (la descente) et je vous prépare de bons rebondissements, tout va s’enchaîner, se regrouper, tous les détails du roman que l'on n'avait pas encore perçu vont prendre toute leur ampleur.

Pour répondre à votre question concernant les dénonciations, tout le monde pouvait dénoncer une sorcière, et c'était même très recommandé. On pouvait dénoncer un voisin pour un lopin de terre, sa femme pour en changer, une voisine... ensuite on trouvait toujours une bonne excuse : les yeux verts, on l'a vu voler sur un balai, elle dit des messes noires, elle a un chat noir, si un mari n'éprouvait plus de désir pour sa femme il l'accusait d'avoir fait appel au diable pour le rendre impuissant... Je dis "elle", car l'inquisition en avait surtout après les femmes. Ce sont elles qui détenaient tout le savoir sur les plantes, la médecine. Les femmes médecins, sages femmes, ont créé la première université de médecine pour que finalement, elles y soient interdites. Par jalousie, car les gens n'avaient confiance qu'aux guérisseuses et pas aux hommes. Au point que les professeurs hommes de l'université n'avaient pas le droit de se marier. Alors, imaginez une femme faisant usage de plantes ou de pierres pour se soigner !
misslou
  • 3. misslou | 09/08/2017
Ces pages, toutes sentimentales, conviennent bien à l'époque et à cette belle langue. L'attente était chose courante pour les damoiselles et les damoiseaux en ces temps anciens.

Par contre, les conseils commencent par : "J'arrive doucement à la fin de mon roman "... ce qui m'étonne ! Combien de chapitres ont donc été écrits ? Comment Alayone va -t-elle être accusée de sorcellerie ? car c'est ce que l'on suppose, vu le texte d'introduction ? J'aimerai bien d'ailleurs, en savoir plus, sur la façon dont on dénonçait les soi-disant sorcières ? Etaient-elles toujours "repérée" par leur savoir-faire pour couper et préparer les plantes médicinales ? Sur quoi se basait -on ? ça fait beaucoup de questions !

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